22.09.2020
Actualités Politique Les communications et la relève agricole au sommet de la liste

Les communications et la relève agricole au sommet de la liste

Le député sortant de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques (RNTB), Guy Caron, estime que son éventuel successeur devra se consacrer aux dossiers des télécommunications et de la relève agricole, dès le jour Un de son entrée en fonction.
Soyons clairs dès le départ: cette entrevue s’inscrit en dehors de la campagne électorale fédérale, le député néodémocrate étant toujours d’office malgré celle-ci, jusqu’au jour J, le 21 octobre. Pour son lancemement et dans les prochaines semaines, le journal Le Soir, soucieux de se porter à la défense de l’intérêt public, ouvre ses pages aux principaux leaders politiques et socio-économiques, à commencer par le député fédéral.
Problème fiscal
» Que je sois ou non réélu, je suis convaincu que ces deux dossiers devront, dès le départ, retenir l’attention du député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques. Le projet de loi sur le transfert des entreprises agricoles que j’ai préparé depuis un an et que j’ai présenté à la Chambre des communes m’apparaît important, parce que les producteurs d’ici m’en ont beaucoup parlé, en plus de la quarantaine d’individus et d’organismes que j’ai rencontrés à travers tout le pays. Le projet de loi a été défait mais il pourrait devenir réalité si un futur gouvernement décidait de changer la loi sur l’impôt et d’inclure des sommes à cet égard dans un prochain budget. Le projet pourrait aussi se concrétiser si le député de RNTB reprenait la démarche et présentait un nouveau projet de loi », explique-t-il.
Le problème, d’ordre fiscal, est le suivant: les producteurs agricoles qui veulent vendre la ferme à un membre de leur famille immédiate sont pénalisés par rapport à ceux qui vendent à un tiers. Si l’acheteur est apparenté au vendeur, la vente est considérée comme un dividende, alors que si l’acheteur est un étranger, le produit de la vente est un gain en capital. Cette distinction fait en sorte que le propriétaire d’une ferme qui vend à un membre de sa famille se verrait imposer à 35%, soit environ 700 000 $ sur une valeur de 2 M$. Ce 35% de charge fiscale se transforme en imposition à 16 % lorsque l’acheteur est un étranger. » C’est un dossier très important pour la survie de notre agriculture, notamment parce qu’elle représente 8 % du produit intérieur brut (PIB) du Bas-Saint-Laurent », confirme M. Caron.
Treize municipalités non desservies
L’obtention de l’internet à haute vitesse pour tous les secteurs du comté et la mise en place d’une couverture de téléphonie cellulaire totale sont deux autres enjeux majeurs pour la région, selon M. Caron. » La haute vitesse est essentielle pour la vitalité des entreprises et organismes et est complètement nécessaire, de nos jours. Des 39 municipalités de notre territoire, 13 n’ont même pas de couverture cellulaire. Le problème vient notamment du fait qu’il y a des chevauchements de juridiction entre les grandes entreprises de télécoms, qui n’investissent pas toutes de la même façon dans la région. Le Témiscouata n’est pas dans le secteur de Telus, qui offre une couverture pratiquement complète ailleurs, ce qui fait qu’on y compte 11 des 13 municipalités non desservies. Les Basques en comptent deux. Il en coûterait 11 M$ pour ériger les 13 tours cellulaires nécessaires pour couvrir les municipalités non desservies. Je prône la création d’une agence qui serait chargée de réunir les fonds nécessaires et d’établir un calendrier de réalisation, en mettant à contribution les entreprises de télécommunications au prorata de leur taille », précise Guy Caron.
Legs
Guy Caron se dit fier d’avoir contribué au développement de la région depuis sa première élection en 2011, entre autres par deux dossiers qui ont permis de démontrer, selon lui, qu’un bon député est en mesure de faire le travail, qu’il fasse ou non partie du gouvernement. » Dans le dossier du transfert du port de Rimouski et de la réfection de la marina, je suis intervenu notamment auprès de Pêches et Océans Canada et j’ai effectué un travail de conciliation entre les parties impliquées. Un autre dossier que j’ai trouvé important remonte à un peu plus loin. Lors du redécoupage électoral, nous avons participé activement à une mobilisation qui a permis de sauver un des quatre comtés fédéraux de l’Est du Québec. Ce redécoupage aurait fait en sorte que les limites de notre comté auraient commencé à Dégelis pour se terminer à Pointe-à-la Croix. Imaginez le territoire à couvrir: pour relier les deux extrémités de mon comté, il aurait fallu que j’emprunte les routes du Nouveau-Brunswick pendant au moins deux heures pour me rendre d’un endroit à l’autre », conclut-il.

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