01.04.2020
Actualités Éducation Déchirements appréhendés

Déchirements appréhendés

Le député de Rimouski à l’Assemblée nationale, Harold LeBel, se réjouit des gains enregistrés par un des fers de lance de l’économie rimouskoise mais est aussi inquiet.

Comme il convient de le faire lors du lancement d’un nouveau média, le journal le soir poursuit ses entretiens avec les leaders politiques et socio-économiques de la région. L’éducation étant un secteur clé, l’auteur de ces lignes a invité le député LeBel à livrer sa perception sur l’état de la situation.
» La nouvelle école de médecine, c’est une bonne nouvelle. Pour ce que j’en sais, ça suit son cours. Il y a un peu de retard. Il y a des choses qui se passent. Il y a autre chose que j’appréhende en éducation, ce sont les changements que le gouvernement veut apporter aux commissions scolaires. Je me demande ce qu’on aura comme débat sur la fin des commissions scolaires, ce que les gens vont en dire et s’il n’y aura pas des déchirements. On a beau chialer contre les commissions scolaire,s c’est une structure décentralisée qui permet de prendre nos décisions chez-nous,. Si la réforme proposée est pour prendre la forme de celle qu’on a eu dans la santé avec le ministre Barrette, toutes les décisions se prendront à Québec. »
» Ça, ça ne serait pas une bonne nouvelle pour nous qui sommes en région. S’il n’y a plus de commissaires, on va continuer de payer nos taxes pour quelque chose, mais qu’est-ce qu’on aura en retour? Me semble qu’on devrait avoir le droit d’être représenté par un commissaire ou un responsable. La réforme semble dire qu’on va continuer de payer les mêmes taxes mais qu’on ne sera pas représenté. Je crois que les gens d’ici vont brasser autour de ça, le moment venu », poursuit-il.
» Grand perte »
En tant que que commissaire depuis 40 ans, Alain Rioux considère que: » Ce sera une grande perte pour la démocratie, c’est sûr. On perd notre droit de représentation. Le prétexte est que les gens ne vont pas beaucoup voter, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne s’intéressent pas à l’éducation. Mon expérience me dit que quand on est un élu local, on défend des intérêts locaux. Le commissaire d’un quartier rural est en mesure de défendre les petites écoles, alors qu’un conseil d’administration n’aura pas la même sensibilité. Les anglophones vont pour leur part tout conserver et nous, nous perdons tout; deux poids, deux mesures. Ils conservent leur représentativité, contrairement à nous. Ils profitent de leur protection inscrite dans la constitutoin fédérale. En plus, les commissaires sont exclus de la démarche. »
Études supérieures
Dans le domaine des études supérieures, cependant, le portrait est plus réjouissant. » L’Université du Québec à Rimouski (UQAR), le Cégep et l’Institut maritime vont bien. Rimouski demeure la ville étudiante par excellence », remarque Harold LeBel.

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