20.09.2020
Actualités « Il faut réduire la pression fiscale des entreprises québécoises »

« Il faut réduire la pression fiscale des entreprises québécoises »

À  l’occasion des consultations prébudgétaires du gouvernement du Québec, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a présenté au ministre des Finances, Éric Girard, ses attentes en prévision du budget 2020-2021.

À l’occasion des consultations prébudgétaires du gouvernement du Québec, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a présenté au ministre des Finances, Éric Girard, ses attentes en prévision du budget 2020-2021.

La FCCQ a ainsi identifié trois priorités qu’elle souhaite retrouver dans le plan budgétaire du Québec :

  • Relever les défis de rareté de main-d’œuvre, notamment par une fiscalité plus compétitive pour les employeurs;
  • Soutenir l’innovation et accroître l’intensité technologique;
  • Réussir la transition énergétique.

Réduire le fardeau fiscal sur la masse salariale pour les employeurs du Québec
Parmi les mesures phares qu’elle a présentées, la FCCQ croit que le gouvernement doit réduire la pression fiscale sur les entreprises québécoises, alors qu’elles ont toujours les taxes sur la masse salariale les plus élevées au pays.

« Les taxes sur la masse salariale constituent actuellement un puissant désincitatif à l’embauche, voire même un frein à la capacité d’offrir des salaires plus élevés », affirme Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ. « Nous demandons donc au gouvernement du Québec de réduire le fardeau global des taxes sur la masse salariale pour les employeurs du Québec, ou, au minimum, de ne plus les augmenter au-delà du niveau de 2019, dans le budget qui sera déposé sous peu. »

La FCCQ recommande également que le gouvernement du Québec, par des mesures concrètes dans le prochain budget, assure aux entreprises de bénéficier d’une main-d’œuvre en quantité suffisante ayant les compétences requises par le marché du travail actuel et futur.

« Nous proposons notamment de créer un nouveau Régime volontaire d’épargne formation continue (RVEFC), pour permettre à de nombreux travailleurs, souvent à la mi-carrière, d’acquérir de nouvelles compétences, en raison des soulèvements entrainés par la quatrième révolution industrielle », soutient Charles Milliard.

Soutenir l’innovation pour rehausser le niveau de productivité
Pour la FCCQ, il est impératif d’accroître la productivité au Québec, entre autres par un meilleur accès des entreprises aux programmes permettant d’acquérir des équipements et des technologies existantes, pour ainsi leur permettre d’optimiser leurs opérations.

« Nous constatons depuis quelques années le retard du Québec en matière de productivité. L’aspect financier apparaît être un frein majeur à l’investissement en nouvelles technologies pour plusieurs entreprises. Nous proposons d’instaurer, en complément des programmes de recherche et développement existants, des mesures fiscales permettant d’améliorer significativement la productivité des entreprises », précise Charles Milliard.

La FCCQ rappelle également l’importance de revoir la notion de plus bas soumissionnaire conforme dans les appels d’offres publics, afin de favoriser l’innovation et de contribuer au développement économique.

« Le choix des soumissionnaires doit être orienté davantage sur la qualité, l’innovation, l’expertise et la durabilité des solutions proposées dans les contrats publics du gouvernement du Québec, comme cela se fait ailleurs », précise Charles Milliard. « Le prix ne serait alors qu’un des critères dans une approche axée sur la valeur globale. »

Assurer une transition énergétique efficace, durable et réaliste

Alors que le ministre des Finances a affirmé, lors de la dernière mise à jour économique, que le budget 2020-2021 contiendrait des sommes importantes pour le Plan d’électrification et de changements climatiques, la FCCQ demande que les mesures éventuelles répondent non seulement aux besoins grandissants des entreprises, mais aussi, à une vision énergétique plurielle allant encore plus loin que l’électrification comme unique solution.

Enfin, il sera aussi nécessaire d’amener davantage de flexibilité quant aux seuils d’admissibilité des programmes afin d’augmenter le nombre d’entreprises éligibles et augmenter l’aide financière maximale dans les programmes nécessitant des investissements importants pour les entreprises.

« Les entreprises ont des besoins grandissants et différents en acquisition de technologies vertes. Il sera important de s’assurer que la transition énergétique nécessaire tende vers des sources d’énergie plus propres, comprenant l’ensemble des sources permettant d’atteindre les cibles de réduction des émissions de GES, de manière réaliste, en complément à la stratégie d’électrification », conclut Charles Milliard.

Pour consulter le mémoire prébudgétaire complet de la FCCQ.

(Communiqué de Canadian News Wire (CNW))

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