03.12.2020
Chroniques Chasse et pêche Les deux Zones de l’Est ont fourni 31% des 26 200 orignaux...

Les deux Zones de l’Est ont fourni 31% des 26 200 orignaux récoltés en 2019

Des statistiques pour l'ours et le chevreuil aussi

Les statistiques de récolte 2019 des grands gibiers confirment que les Zones de l’Est, soit la Zone 1 Gaspésie et la Zone 2 Bas-Saint-Laurent, demeurent très productives avec 8 035 orignaux récoltés, excluant le prélèvement dans les giboyeuses Réserves fauniques de la SÉPAQ, mais incluant les pourvoiries, les territoires libres et les Zecs.

Sur la récolte de 8 035 orignaux dans l’Est; hors Réserves, la Zone 1 Gaspésie a fourni 4 114 orignaux et 3 921 pour la Zone 2 BSL. La Zone 28, qui couvre plusieurs secteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean, demeure en tête de la récolte avec 4 774 orignaux en 2019, comparativement à 2 519 en 2018, une année restrictive.

Au total des 29 Zones de chasse de l’orignal, le prélèvement a atteint 26 200 bêtes, hors des Réserves fauniques. En 2018, une année de chasse restrictive du mâle seulement, la récolte avait été de 17 891 bêtes.

« Le succès de chasse, soit le nombre de bêtes récoltées divisé par le nombre de permis vendu, 173 000, est stable à 15 %. La baisse de récolte d’environ 5 % par rapport aux dernières années est due à des modalités de chasse plus restrictives dans les Zones 3 et 4,  en Estrie et Chaudière-Appalaches. Cette diminution de la récolte totale ne signifie pas une décroissance des populations d’orignaux. Le succès de récolte des mâles adultes, le meilleur indicateur de la tendance des populations, est demeuré stable à l’échelle de la province », précise Forêts, Faune et Parcs Québec. 

Le chevreuil perd

du poil de la bête

Du côté du cerf de Virginie, si l’orignal poursuit sa croissance dans l’Est du Québec, c’est tout le contraire pour le chevreuil qui continue sans descente et qui perd du poil de la bête. Le cerf de l’Est ne traîne plus de la patte, il est à terre. Dans la Zone 2 Est du Bas-Saint-Laurent, la récolte de 2019 est de 41 chevreuils seulement, encore en baisse sur l’année précédente avec 51 mâles récoltés en 2018. Pour ce qui est de la Zone 2 Ouest Bas-Saint-Laurent, il s’est prélevé 353 cerfs en 2019, contre 536 bêtes en 2018.

Le cerf poursuit aussi sa descente aux enfers dans la Zone 1 Gaspésie, avec une récolte de 298 bêtes en 2019, en net recul sur 2018 où les chasseurs avaient prélevé 955 chevreuils.

En tout au Québec, quelque 47 600 chevreuils, incluant les Réserves fauniques, ont été récoltés par plus de 130 500 chasseurs en 2019. C’est sans compter la chasse du cerf Menier sur l’Île d’Anticosti. En 2018, les chasseurs avaient affiché un tableau de 54 056 cerfs.

« Cette récolte est inférieure à 2018 en raison des deux derniers hivers rigoureux qui ont incité à réduire de 27 % le nombre de permis de cerfs sans bois en 2019. Une baisse dans la vente de permis réguliers (?) du cerf a réduit la récolte. Le taux de succès de chasse au Québec de 32 %, excluant l’île d’Anticosti, demeure dans la moyenne des dernières années », note le MFFPQ.

Stabilité pour l’Ours noir

Quant à l’Ours noir, les saisons du printemps et de l’automne ont contribué ont donné 5 334 bêtes; 84 % par la chasse et 16 % par le piégeage. En 2018, la récolte totale a été de 6 626 ursidés. « Le prélèvement de 2019 se situe dans la moyenne des dernières années. Le nombre d’adeptes de l’ours s’élève maintenant à près de 17 600 pour un taux de succès de 25 %. La saison printanière attire le plus grand nombre de chasseurs et de trappeurs.», ajoute le MFFPQ.

L’année 2020 vient changer le « plan de match » puisque les chasseurs composeront avec de nouvelles modalités contenues dans des Plans de gestion 2020-2027 pour le cerf de Virginie et l’Ours noir.

Mon nom est Ernie Wells, chroniqueur chasse et pêche et animateur depuis six ans de l’émission hebdomadaire d'une heure « Rendez-Vous Nature », diffusée via 18 stations de radio, sur Facebook et www.rendezvousnature.ca. Journaliste, j’ai été correspondant du « Montreal Star », et collaborateur régional du Soleil de 1990 à 2020. De 1983 à 2014, j’ai signé la chronique chasse - pêche dans les hebdos régionaux de Québecor, où j'ai été rédacteur en chef et directeur de l'information. J’ai écrit dans Sentier Chasse-Pêche, et j’ai fondé le Salon Expo-Nature Rimouski, et Le Salon National Chasse Pêche Plein Air Rimouski. Je suis le promoteur de la Tournée annuelle des Films Chasse Pêche.

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