29.10.2020
Chroniques Ainés engagés L’activité physique comme antidote au viellissement

L’activité physique comme antidote au viellissement

Le temps permet aux mentalités d’évoluer pour le mieux, souvent. Qui aurait cru, voilà trente ans à peine, que tant d’aînés découvriraient l’importance de l’exercice pour leur mieux-être et qu’ils  s’y investiraient avec passion ? Ce qui contraste avec l’époque des années 1960 de mon grand-père maternel où étaient presque condamnés à la réclusion et à l’inaction ceux qui parvenaient à l’étape cruciale de la fin de leur vie active sur le marché du travail.

L’existence de mon aïeul venait quasiment de basculer dans un vide cruel quand, à regret, il dut mettre un terme aux activités de la scierie qu’il exploitait depuis plusieurs décennies dans son village. Âgé alors de 74 ans, ses choix d’activités se diluèrent peu à peu : offices de sa pratique religieuse à l’église, courtes promenades de quelques minutes afin de quérir le courrier au bureau de poste et, surtout, de longues périodes à s’affaler dans sa berçante afin d’y ressasser les souvenirs d’un passé foisonnant. Le pauvre homme décéda une année plus tard. D’ennui, probablement, mais aussi d’une inactivité mortelle autant pour le corps que pour l’âme. Ils sont légion ceux de sa génération qui connurent un sort semblable.

Les temps changent

Mais nos sociétés se transforment sous cet aspect, malgré que beaucoup reste à faire. Les gens quittent leur profession assez  jeunes et se doivent de planifier au moins 25 à 30 ans de leur avenir. Une organisation harmonieuse de leur temps devrait comprendre impérativement des périodes  pour bouger afin de jouir d’une meilleure qualité de vie. Non seulement dans le but d’améliorer leur état physique, mais aussi pour garder les facultés intellectuelles en éveil et favoriser les interactions sociales avec les pairs. Heureuse nouvelle, nos piscines regorgent d’aînés, une bonne majorité de marcheurs dans nos parcs publics se recrutent chez les 65 ans et plus alors qu’un nombre toujours croissant de ceux-ci fréquentent les centres d’entraînement. Et on serait surpris de connaître la quantité de hockeyeurs du troisième âge qui poursuivent la pratique de notre sport national.

Considéré comme le meilleur des antidépresseurs, l’exercice immunise celui qui le pratique contre les effets nocifs du vieillissement. On n’étonnera personne en affirmant que les capacités cardio-respiratoires et le tonus musculaire s’amenuisent avec l’âge lorsque rien ne se fait. Le tissu adipeux s’amplifie alors que les réflexes, eux, diminuent. Les éléments stressants revêtent tout à coup une importance démesurée et cette liste de conséquences néfastes pourrait s’allonger indéfiniment. Une tendance réversible par la mise en mouvement de son corps, cependant.

Bien choisir son activité

Une règle d’or consiste d’abord à choisir le type d’activité qui nous convient et qui soit adapté à nos goûts. Pas besoin d’être un athlète d’élite. On peut se considérer actif sans défier les montagnes ou courir le marathon. Certaines disciplines remplissent à merveille leur rôle dans un processus de santé globale : jardiner, par exemple, pratiquer la photographie ou… faire le ménage de la maisonnée. L’important consiste à s’activer et à se tenir éloigné des médicaments.

   À moins de souffrir de sérieuses limitations, rien ne justifie l’absence d’exercice dans le quotidien de toute personne avançant en âge. Remettre l’activité à son agenda et renouer avec le plaisir de bouger sont gages d’un vieillissement heureux, surtout en y ajoutant d’autres saines habitudes.

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