27.09.2020
Actualités De l’intérêt pour l’abattoir de Luceville

De l’intérêt pour l’abattoir de Luceville

Plusieurs partenaires du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie travaillent pour assurer la continuité de l’abattoir de Luceville, le seul abattoir multiespèces à l’Est de Québec, qui n’a pas de relève pour succéder au propriétaire actuel, Carol Bernier.

L’organisme Agrofor apporte son soutien à des acheteurs potentiels. Certains seraient présentement en processus de financement. « Une fois qu’une transaction sera complétée, notre rôle sera de rassembler tous les producteurs et de s’assurer qu’on peut maximiser les opérations de l’abattoir parce que c’est ça le défi, de remplir toutes les plages horaires disponibles à l’abattage pour s’assurer de sa pérennité », indique l’agent Agrofor au Bas-Saint-Laurent, Yan Gosselin.

« C’est un dossier qui avance. On espère avoir une bonne nouvelle à transmettre très prochainement. Les propriétaires actuels comprennent l’importance de ne pas vendre à quelqu’un qui achèterait les installations pour les fermer. Ils tiennent à ce que les opérations continuent. Pour les producteurs, la présence de cet abattoir est capitale. De nouvelles normes plus strictes pour le bien-être animal sont attendues et elles devraient restreindre le transport des animaux avant l’abattage. Si Luceville fermait, l’abattoir le plus près serait à l’abattoir Pouliot à Saint-Henri-de-Lévis, ce qui est trop loin », précise M. Gosselin.

Inquiétudes de l’UPA

« On est en train de travailler avec lui, il y a une équipe tactique en place, pour trouver un moyen de ne pas perdre ce bel abattoir qu’on a en région, parce que c’est essentiel pour les producteurs ovins, bovins et porcins de la région », indiquait le président de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme. « On parle de bien-être animal. Si on doit partir de la Matapédia avec une bête, et qu’on est obligé de la monter à Québec ou Montréal, le bien-être n’est plus là. Également, la population veut manger de la qualité et les gens ont raison. Les producteurs au Bas-Saint-Laurent sont capables de faire des produits de qualité. »

Les Fédérations de l’UPA du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie -Les Iles et les groupes spécialisés des productions bovines, laitières et ovines, appuient le projet de relance de l’abattoir de Luceville et qu’il est important de maintenir une structure d’abattage pour la région de l’Est-du-Québec afin de soutenir son développement.

L’abattoir de Luceville opère depuis 1979 et son fondateur est Charles-Henri Bernier. Il est resté depuis ce temps dans la famille et son équipe compte actuellement 13 employés, selon son site Web.

AGROFOR est une initiative conjointe de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), des fédérations de l’UPA du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie – les Îles, ainsi que des directions régionales du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) de l’Est-du-Québec. Présentement, cette initiative est soutenue financièrement par le Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR), l’IRÉC et les deux fédérations régionales de l’UPA de l’Est-du-Québec.

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