26.10.2020
Général Moisson réitère son grand cri d’alarme

Moisson réitère son grand cri d’alarme

Et répète son besoin d’aide financière de la Ville

Les résultats attendus par Moisson Rimouski-Neigette après un premier cri d’alarme, depuis deux jours, pour combler les besoins alimentaires dus à la crise du coronavirus, tardent à venir.

De plus, le directeur général de Moisson Rimouski-Neigette, Djanick Michaud, espère que la Ville de Rimouski gardera une porte ouverte à pour répondre à sa da demande d’aide financière d’urgence de 45 000 $, malgré les propos émis ce matin par le maire, Marc Parent.

Essentiellement, monsieur Parent a dit que le conseil municipal se pencherait sur cette demande, lundi, en assemblée spéciale, mais il mentionnait qu’un programme d’aide pour les banques de dépannage alimentaire, au niveau provincial, est en préparation. Il se verrait mal verser de l’argent des Rimouskois à Moisson si le gouvernement provincial le fait déjà.

La plupart des villes le font

Monsieur Michaud, en entrevue exclusive au journal le soir cet après-midi, répond qu’il attend avant de monter aux barricades, mais il rappelle que plusieurs villes comme Rimouski versent déjà une subvention à leur comptoir alimentaire, tandis que Moisson n’en a pas.

« Je prends acte de la réponse du maire par rapport aux demandes urgentes qui furent adressées à la Ville, incluant celle de Moisson pour un montant de 45 000$. Nous verrons la décision lundi. Je tiens à rappeler que la plupart des villes aident annuellement leur Moisson respectif à la hauteur de 0,50$ par habitant. À Rimouski, cela représenterait 25 000$ annuellement, ce que nous ne recevons pas. »

« Dans le contexte actuel, les villes apportent des aides supplémentaires. Avant la crise, c’est 3% de la population dans les différentes villes qui nécessitaient des dépannages alimentaires. À Rimouski, ce sont plus de 1 500 personnes. En ce moment, les gens perdent leurs emplois et plusieurs se retrouvent en situation de précarité. Nous passons de 500 à 600 familles ayant besoin d’un dépannage alimentaire », avance monsieur Michaud.

33% d’augmentation

 « Nous approchons peu à peu le 4%. Les épiceries sont sous pression et notre approvisionnement diminue. Nous devrons acheter des denrées avec le regroupement des Moisson très bientôt. Québec a promis une aide mais nous ne savons ni quand ni combien. Si nous additionnons l’ensemble des comptoirs Moissons et la Banque Alimentaire du Québec, en stricte coût d’opération, cela représente 52 M$. La SAQ va donner 1 M$ la semaine prochaine, ce qui représente une semaine seulement. Ce que le gouvernement apportera ne couvrira pas l’ensemble de nos besoins chez Moisson Rimouski-Neigette », tranche Djanick Michaud.

Enfants

Ce dernier rappelle le sérieux de la situation : « Nous faisons tout en notre pouvoir pour assurer la sécurité alimentaire des personnes en situation de vulnérabilité, il importe de nous en donner les moyens. Sinon, qui le fera ? J’ajoute que 24% du nombre de personnes touchées par nos dépannages sont des enfants. Si la Ville n’aide pas Moisson, qui fera le travail de Moisson à sa place? »

Restaurants et épiceries

« Avec les restaurants, certains ont répondu à l’appel, ce qui nous a permis de transformer les aliments reçus en mets préparés. On a une réponse positive, même si elle n’est pas totale. Ça aide. Normalement, nous distribuons 20 000 kilos de nourriture par mois. Plus de la moitié provient habituellement des épiceries. Celles-ci sont au ralenti par rapport à nous. Il y a une forte pression de la part des consommateurs, ce qui fait que pour ce qu’on récolte à la fin, les quantités ont diminué », rappelle le directeur de Moisson.

« Nous n’avons plus nos 20 000 kilos de nourriture par mois et la demande augmente parce qu’il y a des gens qui ont perdu leur emploi. Ils n’ont plus accès au crédit et se retrouvent à devoir demander un dépannage alimentaire. »

On rappelle que des mesures d’hygiène ont été mises en place pour assurer la sécurité des employés et des usagers. Ceux-ci peuvent se rendre chez Moisson les lundis, mercredis et vendredis, en après-midi. Par contre, il faut d’abord s’inscrire pour une rencontre de contrôle.

Les réserves s’épuisent

Par ailleurs, les réserves s’épuisent. « Nous avons habituellement un mois d’avance dans nos réserves. Si je puise dans ces réserves, ça veut dire qu’on pourrait se retrouver en situation délicate assez rapidement. »

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