20.09.2020
COVID-19 L'après-midi libre-service, un «triste succès»!

L’après-midi libre-service, un «triste succès»!

- Djanick Michaud, directeur général de Moisson Rimouski-Neigette

L’initiative de libre-service pour un après-midi mis en place un peu plus tôt aujourd’hui par Moisson Rimouski-Neigette a été qualifiée de « triste succès ». C’est du moins par cette figure de style que le directeur général de l’organisme, Djanick Michaud, a qualifié la longue file de gens en attente pour profiter de cette manne en cette période de Pâques.

Bonheur et dignité

La formule pour venir chercher des provisions ayant été rangée au placard pour les besoins de la cause, monsieur Michaud s’est exclamé avec énergie: « De toute évidence, il y a beaucoup de gens qui ont faim à Rimouski. Aujourd’hui est une journée inhabituelle pour Moisson, car nous voulons liquider des denrées périssables avant le  long week-end tout en permettant à des familles de vivre un peu plus de bonheur et de dignité pendant cette période de Pâques. Dès mardi prochain, nous reviendrons vers la formule habituelle. Évidemment, nous ne pourrions pas tenir le coup sans notre gestion habituelle ».

Subvention de la Ville

Le directeur général, Djanick Michaud devant les locaux de Moisson Rimouski-Neigette pendant le libre-service du 9 avril 2020. Photo: Pierre Chassé, journal le soir

Revenant sur la subvention de 15 000$ qui a été octroyée par la ville de Rimouski, le directeur général n’a pas changé son point de vue : « J’apprécie toute aide de la Ville à ce stade, mais j’ai demandé 45 000$ parce que nous vivons vraiment dans une tourmente. De plus, dès le lendemain de la subvention, rien pour aider, nous avons eu à engager des travaux pour réparer notre camion sans compter qu’une cuisinière (appareil ménager) a rendu l’âme aussi. Je sais que le Conseil municipal aura l’opportunité de contempler d’autres budgets et il faudra penser à nous à ce moment. La file d’attente d’aujourd’hui est un autre rappel du sérieux de la situation », a-t-il dit en conclusion.

Ça fait mal de voir ça à Rimouski

L’auteur de ces lignes a croisé plusieurs passants, un peu perdus dans leurs réflexions, qui observaient la scène. Un d’entre eux avait ceci à dire : « Ça fait mal de voir ça à Rimouski, ce sont des personnes nécessiteuses et nous ne les voyons pas habituellement. Ça fait contraste, de façon gênante, avec certaines personnes mieux organisées qui ont dévalisé le papier de toilette dans les épiceries au début de la crise. Cette pandémie nous oblige à nous regarder dans le miroir mais aussi de mieux voir ce qui se passe chez nous, soyons généreux et arrêtons de nous plaindre ». Ces commentaires allaient dans la même veine que celles du DG Michaud qui était nettement préoccupé par la dignité de ses bénéficiaires.

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