25.09.2020
Actualités Faits divers Pornographie juvénile : une sentence moindre que la peine minimale

Pornographie juvénile : une sentence moindre que la peine minimale

Le juge de la Cour du Québec, Richard Côté, estime que la peine minimale de 12 mois de prison prévue au Code criminel pour des accusations de possession de matériel de pornographie juvénile et d’avoir accédé à la pornographie juvénile est inconstitutionnelle dans le dossier de Simon Gagnon, 32 ans, de Rimouski.

« Compte tenu des circonstances, du nombre de photos et de mangas, de l’absence d’antécédent de l’accusé et du fait qu’il a plaidé coupable avant son procès, j’en viens à la conclusion que la peine minimale de 12 mois de prison est inapplicable et excessive », tranche le juge dans son jugement rendu mardi après-midi au palais de justice de Rimouski.

L’imposition de la peine est fixée au 14 août à Rimouski. Les représentations sur sentence ont eu lieu 12 novembre 2019. La procureure de la Couronne, Me Julie Gagné, réclamait une peine de 12 mois de prison.Me Gagné a d’abord fait une preuve sur sentence en montrant au juge de la Cour du Québec, Richard Côté, les images qui ont été saisies sur une clé USB et un ordinateur portable de l’accusé. On parle de 21 fichiers, dont quatre montrent des enfants réels, les autres étant des animations de types Manga plutôt réalistes de l’avis de l’avocate.

« L’enquête a été initiée à la suite d’une image qui a déclenché une alerte chez Google. Nous avons fait une perquisition chez l’accusé », indique l’enquêteur de la SQ, Annie Caroline Guay.

« Nous vous demandons la peine minimale de 12 mois prévue au Code criminel, car nous sommes conscients que monsieur Gagnon est sans antécédent judiciaire et que le nombre de fichiers n’est pas très élevé. Le rapport présententiel est assez positif pour l’accusé qui a amorcé un suivi avec une sexologue et qui reconnaît sa responsabilité », plaidait Me Gagné, qui réclamait également une probation de trois ans, une interdiction de posséder des armes et l’inscription au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

La Défense propose 90 jours de prison

En Défense, Me Élyse Bourdages, proposait une peine de 90 jours de prison purgés de manière discontinue afin de permettre à son client de poursuivre son suivi. Elle évoque également une probation de trois ans et l’exécution de travaux communautaires. « Mon client a rapidement fait une déclaration incriminante et il a entamé une démarche de suivi sexologique et psychologique. Il a seulement 32 ans. Il a respecté toutes ses conditions depuis sa remise en liberté le 1er mai », mentionnait-elle.

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