27.09.2020
COVID-19 Legault confirme : le couvre-visage obligatoire à partir de samedi

Legault confirme : le couvre-visage obligatoire à partir de samedi

On pourra cependant le retirer une fois au bar ou au restaurant

Le premier ministre du Québec, François Legault, a confirmé en point de presse à 13 h, que le port du couvre-visage sera dorénavant obligatoire dans tous les espaces publics fermés.

Le port du masque sera obligatoire à compter de samedi. Les citoyens qui voudront se rendre dans un commerce, un centre sportif, une épicerie ou un centre commercial devront porter un couvre-visage, pourraient s’en faire refuser l’accès s’ils ne plient pas à la directive.

C’est également le cas pour le transport collectif. À Rimouski, une période de transition de deux semaines est appliquée pour les utilisateurs de Citébus et Taxibus. Ce sera également obligatoire dans les collèges et les universités.

Les couvre-visages

Avant de parler de la pandémie, monsieur Legault est revenu sur le drame des deux petites filles de Lévis décédées et la traque de Martin Carpentier.

Un drame

« C’est un drame, ce qu’on a vécu. Je suis choqué et je suppose que tous les Québécois sont choqués, comme moi. Malheureusement, on n’a pas encore trouvé le présumé coupable. Je sais que les policiers vont tout faire pour le retrouver. Quand on est à bout, avant de faire des conneries, on peut appeler, demander de l’aide. Il n’y a aucune honte à ça. »

Milliers de vies sauvées

« Il y a quatre mois, on a demandé aux Québécois de rester à la maison, sauf pour les services essentiels. Ça a bien fonctionné, sauf quand on regarde la situation dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). C’est ici que les gens ont le plus respecté les consignes. Grâce à ça, on a sauvé des milliers de vie. Quand on a vu, il y a quelques mois, que la transmission et le nombre de cas diminuaient, la stratégie qu’on a prise, c’est d’y aller graduellement », a dit monsieur Legault à propos de la pandémie.

Habitudes changées pour longtemps

« On est en train de changer les habitudes de la population pour longtemps. Ce n’est pas demain matin qu’on va changer les consignes. On demande à tout le monde de rester à deux mètres des autres personnes au lieu d’être confiné. On se rend compte que cette mesure commencer à être bien intégrée, biens respectée. Les gens évitent de se serrer les mains ou de s’embrasser. Une des choses qu’on autorisées, c’est de se rencontrer dans les maisons, mais pas plus de 10 personnes. Malheureusement, on entend que beaucoup de personnes ne respectent pas cette mesure. »

Des « partys »

« On entend qu’il y a des « partys » avec 30, 40 ou 50 personnes. Il y a des barbecues et des gros mariages organisés. Mais ce n’est pas le temps de faire des gros mariages et des « partys » avec plus de 10 personnes. On rappelle qu’il y a des amendes prévues. Ce n’est pas à cause de certaines personnes qu’on va tout foutre en l’air ce qu’on a fait jusqu’à maintenant. Je comprends que c’est « le fun » les gros « partys » mais à 10, on peut avoir du « fun » quand même. On peut changer d’amis chaque semaine », suggère François Legault

Inquiétude

« L’autre inquiétude qu’on avait depuis quelques semaines, ce sont les bars. On voit ce qui se passe en Floride. Quand on prend un ou deux petits verres, ça peut arriver qu’on ait le goût de se rapprocher. Des règles spéciales ont été mises en place. En fin de semaine dernière, on a fait 600 inspections. Le rapport qu’on a eu, c’est que les gens respectent les deux mètres de distanciation physique. Je veux dire merci aux propriétaires de bars pour qui c’est une période difficile. Les vacances de la construction s’en viennent et on n’hésitera pas à intervenir. Les bars sont un endroit stratégique. C’est là que la transmission a recommencé. »

Amendes

« Le port du masque sera obligatoire à partir de samedi prochain. Des gens vont contrôler. Depuis une semaine, on voit qu’il y a de la transmission communautaire. On n’est pas encore à une étape où c’est inquiétant, mais il faut être vigilant. Il y aura un gros déplacement dans les régions. Le virus, lui, ne prend pas de vacances. On va vers une autre étape à partir de samedi prochain. On peut retirer son masque une fois assis et à deux mètres des autres personnes. Par contre, quand on se lève, on doit remettre son masque. De plus en plus d’études démontrent que les risques de propagation sont plus à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il y aura des amendes entre 400 $ et 6 000 $. On va compter dans un premier temps sur les propriétaires de commerces pour faire appliquer la nouvelle règle. À partir du 1er août, le ministre de la Santé va aussi intervenir », a expliqué monsieur Legault.

Le premier ministre en point de presse, en début d’après-midi. (Photo: capture d’écran, Pierre Chassé)

« Notre objectif n’est pas de donner des amendes mais que les Québécois se disent qu’ils vont porter le masque par respect pour les autres. C’est pas mal mieux de porter un masque que de retourner au confinement », a ajouté le premier ministre.

Les couvre-visages

Selon le chroniqueur sciences et environnement du journal le soir, David Pelletier, il faut distinguer les trois sortes de couvre-visages réunis sous l’appellation « masque ».

 « Le masque le plus efficace est le masque médical connu sous le nom de N-95. Ce masque est habituellement utilisé par les gens des services médicaux. C’est plus pour les personnes qui auraient la COVID-19, qui seraient asymptomatiques ou qui travaillent près des personnes atteintes. Il a deux fonctions : il permet de limiter la propagation du coronavirus. Il l’empêche dans les deux sens et il est testé pour ça. La façon de le porter joue pour beaucoup dans son efficacité », explique monsieur Pelletier.

Masques maison

« Les masques faits maisons ou non-médicaux sont des couvre-visage qui ont aussi une certaine efficacité, mais surtout pour empêcher la propagation quand on a les symptômes. C’est surtout pour protéger les autres mais pas soi-même. Ce ne serait pas approprié pour un aidant naturel qui est en contact avec une personne atteinte. Il y a souvent des petits trous autour du nez ou des joues. L’Organisation mondiale de la santé recommande le port des masques non-médicaux pour ceux qui travaillent dans les épiceries ou les commerces en général, dans des endroits où il est difficile de se tenir éloigné les uns des autres. C’est un peu pour les éventuels porteurs qui n’ont pas de symptômes. Une étude a démontré que peu importe le tissus, il s’agit qu’il y ait deux épaisseurs pour diminuer la propagation des gouttelettes », ajoute monsieur Pelletier.

Visière

La visière, quant à elle, a d’autres caractéristiques.

« Pour les visières, je n’ai pas réussi à trouver beaucoup d’information. Ce que j’en sais, c’est qu’elles pourraient protéger les autres en empêchant la propagation des gouttelettes depuis celui qui la porte. On pourrait mettre la visière dans la troisième catégorie, en termes d’efficacité. Avant tout ça, ce qui est au premier plan en fonction de la prévention, c’est ce qui a été dit au début : le lavage des mains. Avec la distanciation,  c’est ce qu’il y a de plus important. Les masques viennent après », conclut monsieur Pelletier.

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