26.11.2020
Actualités Faits divers Deux autres accusations contre le curé de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup

Deux autres accusations contre le curé de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup

Le curé de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, Béatrix Morin, 74 ans, était de retour en Cour lundi au palais de justice de Rivière-du-Loup où deux autres accusations en lien avec des gestes à caractères sexuels sur une personne mineure ont été portées contre lui.

Les événements liés à ses nouvelles plaintes remontent aux années 1970. L’homme d’église faisait déjà face à huit chefs d’accusationsd’agressions sexuelles, grossières indécences et attentat à la pudeur sur cinq présumées victimes, dont quatre étaient mineures au moment des gestes reprochés qui se seraient produits entre 1970 et 1990dans les municipalités de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, de Témiscouata-sur-le-Lac et de Saint-Épiphane.

Il avait été remis en liberté sous condition pour la suite des procédures judiciaires lors de sa première comparution à la suite de son arrestation le 29 janvier 2020.

De retour en Cour en septembre

Il reviendra au tribunal le 14 septembre pour donner une orientation pour l’ensemble des accusations par l’enregistrement d’un plaidoyer (coupable ou non coupable).

Morin a été remis en liberté moyennant un engagement sans dépôt de 1 000$. L’accusé s’engage à ne pas communiquer directement ou indirectement avec les plaignants ou se trouver à la résidence et au lieu de travail de ces derniers. Il lui est aussi interdit de se trouver avec des personnes mineures, sauf en présence physique d’un adulte. Il ne doit pas non plus occuper de fonctions ou de postes d’autorité, bénévoles ou non, en présence de jeunes de moins de 16 ans. Il lui est aussi interdit de se trouver dans les parcs ou espaces publics, garderies, piscines ou terrains de jeux avec des personnes de moins de 16 ans, sans un adulte. Une ordonnance de non-publication protège l’identité des victimes. 

« Le suspect œuvrait dans le milieu ecclésiastique au moment des événements qui se seraient produits entre 1970 et 1990. Puisque plusieurs victimes ont été identifiées, la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec, a été déployée. Il s’agit d’une structure de commandement unifié au sein de laquelle les services de police québécois travaillent en partenariat afin d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation. Cette coordination provinciale permet donc une mise en commun des ressources policières et vise à mieux protéger les victimes », mentionne la SQ dans un communiqué émis le 29 janvier.

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