11.08.2020
Nouvelle de 18 h Avec les touristes et les joueurs qui s'y remettent, c’est la manne...

Avec les touristes et les joueurs qui s’y remettent, c’est la manne pour les clubs de golf!

L’achalandage important des touristes cette année et la décision de plusieurs Bas-Laurentiens de ne pas sortir de la région pour les vacances ont des impacts très positifs pour les clubs de golf de la région.

C’est ce qui ressort d’une consultation menée par le journal le soir, aujourd’hui, auprès des cinq clubs de golf de Rimouski : Le Bic, Les Saules, L’Empress, Val-Neigette et le Golf de la rivière-Hâtée.

À la mi-saison, le journal poursuit sa série de reportages sur la situation de l’industrie touristique, cette semaine. On constate que le comportement des visiteurs est atypique en cette période d’après-crise de la COVID-19, cette année. Certaines entreprises touristiques profitent moins de l’achalandage, les visiteurs n’étant pas nécessairement des consommateurs, alors que pour d’autres, c’est la manne. C’est le cas pour les clubs de golf.

Projections dépassées

« Je peux vous dire que les résultats dépassent de loin les meilleures projections que nous avions établies dans nos différents scénarios. L’achalandage est super bon. On a plein de visiteurs Les gens sont contents de pouvoir renouer avec le golf après avoir vu la saison menacée. C’était douteux qu’on aurait une saison de golf au mois d’avril. Tout ça mis ensemble, on a une très bonne saison, d’autant plus que le beau temps est de notre côté. C’est plus que positif, c’est vraiment exceptionnel », affirme le professionnel du Bic, Michel Blier.

Ce qui est bien pour l’industrie du golf ces jours-ci, c’est qu’en plus des touristes, d’anciens joueurs se remettent au jeu et des nouveaux s’inscrivent dans les clubs. On peut ainsi développer une nouvelle clientèle.

« Ça va numéro un! Nous avons une trentaine de nouveaux membres adultes. Pour les des droits de jeu, ça n’arrête pas : il y a beaucoup de touristes et beaucoup de gens de la région. Je remarque que, souvent, ce ne sont pas des joueurs avancés mais plutôt des gens qui se cherchent une activité et renouent avec le golf. On dirait que cette catégorie est de retour plus souvent. Il y a moins d’autres choses à faire. Plusieurs ne sont pas au travail ou demeurent à la maison et ça leur fait une sortie. Le seul mauvais côté pour nous, ce sont les réservations pour des soirées de mariage (autre source de revenus pour les clubs). La demande a beaucoup baissé. Des mariages, il n’y en a pratiquement pas ou ils sont reportés à l’an prochain », explique Diane Dugas, du Club L’Empress.

25-40 ans

« Sur le plan touristique, c’est un peu tranquille, mais sur le plan local et régional, c’est très bon. Le pouls que j’ai, c’est que les gens voyagent moins et sortent moins de la région. Nous avons accueilli une quarantaine de nouveaux membres. Là-dessus, la majorité a entre 25 et 20 ans. Il y a un bel élan de jeunesse et on est très content », note le directeur général du Club Les Saules, David Beaudry.

« L’achalandage touristique a commencé lentement, mais est plus important depuis le début du congé de la construction. On a vraiment vu une hausse la semaine dernière. On voit des gens de Québec et de Montréal, ainsi que de la Montérégie. Nous avons à peu près le même nombre de membres que l’an dernier. Il s’en est peut-être ajouté quatre ou cinq, des jeunes de moins de 40 ans, qui découvrent le golf. On voit qu’il y a de la relève. Chose certaine, notre début de saison est meilleur que l’an dernier, malgré la pandémie. Pour notre part, nous avons fait une croix sur les réceptions de mariages, cette année », commente Ghislain Lévesque, un employé de Val-Neigette et bras droit du directeur général et professionnel, Richard Plourde.

Surpris

« Nous sommes agréablement surpris. Oui, il y a beaucoup de touristes, mais ce qu’on remarque, c’est que beaucoup de gens qui avaient délaissé le golf s’y remettent. Ils recommencent à jouer et en plus, de la relève en voulez-vous, en voilà! Beaucoup de parents amènent leurs enfants s’initier au golf sur notre parcours (neuf trous). On voit des jeunes de six, sept ou huit ans commencer le golf chez nous et c’est de toute beauté! C’est reparti. Malgré les mauvais côtés de la pandémie, des familles au complet se mettent au golf. C’est très positif. On est très content. Le mini-golf fonctionne beaucoup, le parcours est plein de gens et nos autres activités aussi », témoigne finalement Chantal Ouellet, du Golf de la rivière-Hâtée.

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