19.09.2020
Nouvelle de 18 h Des aînés ont une grosse décision à prendre face à la COVID-19

Des aînés ont une grosse décision à prendre face à la COVID-19

Rouvriront-ils leur club de l’âge d’or après six mois?

Le Club de l’âge d’or du district Saint-Germain, communément appelé « La Porte dorée », qui est le nom du centre communautaire qui les accueille, a une grosse décision à prendre, demain : relancer ou non ses activités dans cet édifice.

C’est aussi sans doute le cas d’autres clubs des 55 ans et plus. La crise sanitaire dure maintenant depuis six mois et toutes les activités ont été interrompues. La présidente du Club, qui dénombre 200 membres, Mado Sirois, vient de recevoir l’autorisation de la Ville de Rimouski de reprendre les activités, sous condition de respecter les nombreuses mesures sanitaires pour contrer le coronavirus.

« Je réunis le conseil d’administration, demain. Il faut respecter les normes comme la distanciation. Nous acceptons d’appliquer les recommandations, mais on s’interroge si ça vaut la peine de recommencer dans le contexte actuel. Il faudrait mettre en place plein de choses. Demain, nous allons décider si on rouvre la Porte dorée et sous quelles conditions », indique madame Sirois.

Distanciation

« Quand on dit de respecter la distanciation, ce n’est pas évident. On pense aux parties de cartes qui semblent impossibles à relancer et au billard, où il ne faudrait avoir que quatre personnes en même temps. Il faudrait un local connexe. Il faudrait aussi nettoyer avant, nettoyer après. Ça s’annonce difficile en raison des exigences. Nous allons soigneusement peser le pour et le contre. On aura besoin de plus de bénévoles. Ça s’annonce aussi compliqué pour les soupers communautaires qui étaient notre grande force et qui réunissaient quelque 130 personnes régulièrement », ajoute madame Sirois.

Pas de drame

Ironiquement, la Ville a rénové le centre communautaire du 172 rue Dumais ces derniers mois et les usagers de la Porte dorée n’ont pu encore en profiter.

Selon madame Sirois, qui a entretenu des contacts avec certains membres, il n’y a pas de drame à déplorer au sein du Club, pour des personnes qui auraient été atteintes de la COVID-19.

« Les quelques personnes décédées entretemps sont mortes de causes naturelles ou du cancer. Je n’ai pas reçu de témoignage de personnes atteintes de la COVID-19 ou de leurs proches. Je crois que tout le monde a bien fait ça, a respecté les consignes et est demeuré sagement à la maison. »

Conflit de générations

Si elle n’a pas d’incident ou de mauvaise nouvelle à déplorer, madame Sirois se dit attristée de savoir que pour bien des jeunes, la crise sanitaire n’est pas prise au sérieux. On pourrait se demander parfois si des plus jeunes ne se préoccupent pas du tout de la contamination et du sort des plus âgés.

« Quand ça ne les touche pas directement, c’est une autre paire de manches. Pour ceux qui ne sont pas affectés directement par l’épreuve de la crise sanitaire ou qui risquent de l’être, la réalité semble différente. Heureusement, les contacts ont été coupés rapidement au sein du Club et nous n’avons pas eu d’occasion de s’exposer au virus. »

Remboursée pour une croisière

Par ailleurs, comme bien d’autres aînés, madame Sirois a dû renoncer à un voyage en croisière qui l’aurait emmenée jusque dans les Caraïbes, qu’elle souhaitait faire depuis longtemps. Son conjoint et elle ont reçu leur remboursement de près de 2 000 $ après cinq mois d’attente.

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