30.09.2020
Actualités Faits divers Le curé de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup reporte l’enregistrement de son plaidoyer

Le curé de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup reporte l’enregistrement de son plaidoyer

Le curé de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, Béatrix Morin, 74 ans, qui fait face à 10 chefs d’accusations d’agressions sexuelles, grossières indécences et attentat à la pudeur, a reporté l’enregistrement de son plaidoyer lors d’un bref passage à la Cour lundi au palais de justice de Rivière-du-Loup.

Cette étape, appelée orientation et déclaration, est reportée au 16 novembre. Le 13 juillet, deux autres accusations en lien avec des gestes à caractères sexuels sur une personne mineure ont été portées contre lui.Les événements liés à ses nouvelles plaintes remontent aux années 1970.

L’homme d’église faisait déjà face à huit chefs d’accusationsd’agressions sexuelles, grossières indécences et attentat à la pudeur sur cinq présumées victimes, dont quatre étaient mineures au moment des gestes reprochés qui se seraient produits entre 1970 et 1990dans les municipalités de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, de Témiscouata-sur-le-Lac et de Saint-Épiphane.

En liberté sous conditions

Il avait été remis en liberté sous condition pour la suite des procédures judiciaires lors de sa première comparution à la suite de son arrestation le 29 janvier 2020.

Il reviendra au tribunal le 16 novembre pour donner une orientation pour l’ensemble des accusations par l’enregistrement d’un plaidoyer (coupable ou non coupable).

Morin a été remis en liberté moyennant un engagement sans dépôt de 1 000$. L’accusé s’engage à ne pas communiquer directement ou indirectement avec les plaignants ou se trouver à la résidence et au lieu de travail de ces derniers. Il lui est aussi interdit de se trouver avec des personnes mineures, sauf en présence physique d’un adulte. Il ne doit pas non plus occuper de fonctions ou de postes d’autorité, bénévoles ou non, en présence de jeunes de moins de 16 ans. Il lui est aussi interdit de se trouver dans les parcs ou espaces publics, garderies, piscines ou terrains de jeux avec des personnes de moins de 16 ans, sans un adulte. Une ordonnance de non-publication protège l’identité des victimes. 

« Le suspect œuvrait dans le milieu ecclésiastique au moment des événements qui se seraient produits entre 1970 et 1990. Puisque plusieurs victimes ont été identifiées, la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec, a été déployée. Il s’agit d’une structure de commandement unifié au sein de laquelle les services de police québécois travaillent en partenariat afin d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation. Cette coordination provinciale permet donc une mise en commun des ressources policières et vise à mieux protéger les victimes », mentionne la SQ dans un communiqué émis le 29 janvier.

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