31.10.2020
Nouvelle de 19 h Confessions d’un combattant ultime

Confessions d’un combattant ultime

Un athlète de l’UFC originaire de la région publie un livre sur le sujet

Un athlète originaire de Saint-Narcisse ayant connu une carrière de 15 ans au sein de l’Ultimate fighting championship (UFC), Patrick Côté, raconte son histoire dans un nouveau livre, « Dans l’octogone- les dessous des arts martiaux mixtes ».

Patrick Côté s’est entre autres distingué comme étant l’athlète canadien ayant disputé le plus de combats (34) au sein de l’UFC. Il rappelle que si le champion mondial Georges Saint-Pierre a beaucoup fait connaître les arts martiaux mixtes, c’est un autre combattant, David Loiseau, qui a d’abord fait sa marque chez les Québécois. Les deux bénéficient de son respect et de son admiration.

« J’ai grandi à Saint-Narcisse jusqu’à l’âge de quatre ans. La famille de mon père est bien connue là-bas. J’y ai encore de la famille et des amis et j’y retourne régulièrement. J’ai demeuré à Sherbrooke, à Québec et à Montréal. J’ai commencé à faire des arts martiaux vers l’âge de 19 ans et j’ai progressé rapidement. J’ai commencé ma carrière en 2002, mais je me suis joins à l’UFC en 2004. Il a fallu attendre jusqu’en 2005 pour que les arts martiaux mixtes commencent à être plus connus. Sur une carrière de 15 ans, j’ai été dans l’UFC pendant 12 ans. Je suis assez fier de ma carrière », confie celui qui habite maintenant Beloeil.

Patrick Côté est maintenant descripteur à RDS et homme d’affaires dans la région de Montréal. (Photo: courtoisie)

Faits saillants

« Je me suis retrouvé parmi les 10 ou 12 meilleurs au monde de ma catégorie à un certain moment. J’ai commencé dans les mi-lourds, à 205 livres, puis en 2005, je suis descendu à 185 livres et dans les dernières années, je me suis battu chez les 170 livres. Je me suis battu contre des athlètes renommés comme Tito Ortiz et j’ai disputé une finale de championnat du monde contre Anderson Silva, en 2008. Aujourd’hui, je travaille comme analyste pour les arts martiaux mixtes avec le Réseau des sports (RDS). Les combats de l’UFC ont repris, malgré la COVID-19. Ils sont disputés à huis clos, mais télédiffusés. C’est une des organisations sportives qui a le mieux réussi à passer au travers de la crise », explique monsieur Côté, maintenant âgé de 40 ans.

Le livre

Dans ce livre coup de poing, c’est le cas de le dire, Patrick « The Predator » Côté raconte les secrets les plus sombres, mais aussi les plus belles réussites des arts martiaux mixtes. Analyste sportif au mordant inimitable, Patrick Côté souhaite aujourd’hui déboulonner plusieurs mythes, tout en redonnant ses lettres de noblesse à un sport où l’honneur, le respect et la confiance sont monnaie courante. C’est l’occasion de découvrir les arts martiaux mixtes loin des feux de la rampe.

Aider à comprendre

« J’ai côtoyé les vedettes de ce sport. Je les ai vus grandir, je les ai vus gagner, je les ai vus changer. Je veux répondre à l’intérêt des amateurs pour les arts martiaux mixtes. Je souhaite expliquer les vertus des arts martiaux mixtes, mais aussi leurs dessous. Ceux qui veulent de l’information seront servis et nous y racontons la vérité. Nous y montrons les bons côtés, comme les mauvais côtés. C’est un livre qui se veut une bible d’information pour monsieur et madame tout-le-monde, mais ce n’est pas un livre qui tente de convaincre le monde d’aimer ce sport, mais bien un livre qui va leur faire comprendre », commente Patrick Côté.

Sport violent?

« Je comprends que les arts martiaux mixtes apparaissent comme une discipline brutale. C’est peut-être un sport violent, mais tous les coups ne sont pas permis. Ça dépasse largement ce qu’on voit : deux combattants dans une cage qui se tapent dessus. C’est un sport très sérieux et c’est celui dont la popularité a le plus augmenté dans le monde, tous sports confondus, ces dernières années. C’est important, je crois, que les gens comprennent toutes les nuances. »

« Il y a des commotions cérébrales à l’UFC, mais si on compare avec la boxe, les athlètes sont moins exposés à recevoir des coups sur la tête. Dans les arts martiaux mixtes, on peut aussi attaquer d’autres parties du corps et pratiquer d’autres prises, tandis qu’à la boxe, la plupart des coups sont dirigés vers la tête. C’est un sport qui demande beaucoup de sacrifices, qui est très exigeant physiquement. Ce n’est pas juste une question de vouloir aller frapper quelqu’un. Ce sont des athlètes complets. Ce n’est pas une discipline unidimensionnelle. Ce ne sont pas des bagarreurs, ce sont des athlètes », fait savoir Patrick Côté.

« D’ailleurs, il y règne un bel esprit sportif car les combattants se félicitent mutuellement après les combats. Il y a beaucoup de respect. Les athlètes respectent leur propre sport », note l’athlète.

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