25.10.2020
COVID-19 52% des entreprises ont du couper dans les emplois en raison de...

52% des entreprises ont du couper dans les emplois en raison de la COVID-19

La firme d’actuariat Normandin Beaudry vient de dévoiler les résultats de sa 10e enquête sur les augmentations salariales.

Représentant plus d’un million d’employés au Canada, 446 organisations ont participé cet été à l’enquête 2021 préparée par les spécialistes en rémunération de Normandin Beaudry.

« La COVID-19 vient teinter les résultats de l’enquête de cette année. En effet, 86 % des organisations participantes ont dû faire face à au moins une des situations suivantes : réduction de salaire, gel salarial, réduction ou retrait de la bonification versée, gel des embauches ou mises à pied », précise un communiqué de la firme.

En voici les principales conclusions :

  • 86 % des organisations ont dû prendre au moins une des décisions suivantes : réduction de salaire, gel salarial, réduction ou retrait de la bonification versée, gel des embauches ou mises à pied.
  • 52 % des organisations ont procédé à des mises à pied.
  • 26 % de réduction moyenne des effectifs dans les organisations touchées.

Voici ce qui se dégage de l’enquête 2021 plus en détails :

1.Des gels salariaux pour un employeur sur cinq

Le ralentissement économique à la fin du premier trimestre a provoqué une onde de choc sur les prévisions d’augmentations salariales. Le pourcentage d’organisations qui prévoient un gel des salaires en 2020 se situe à plus de 20 %, comparativement à un modeste 3 % l’an dernier.

Le scénario pessimiste présenté par Normandin Beaudry en avril 2020 s’est avéré exact : la moyenne nationale d’augmentations salariales s’établit à 1,9 %, et ce, en tenant compte des gels salariaux. Cependant, la pénurie de talent se fait toujours sentir et la moyenne des budgets des organisations qui ont accordé des augmentations en 2020 est très près de la prévision de l’an dernier, soit une moyenne nationale de 2,8 %.

2. 2020, une année difficile pour certains secteurs et riche en opportunités pour d’autres

Plusieurs secteurs – notamment celui du commerce de détail, de gros et de distribution, celui de l’information, de la culture et du divertissement, ainsi que celui de l’aide communautaire, des soins de santé et des fondations – ont été grandement affectés par la crise, ce qui a causé la diminution, voire la suspension des augmentations salariales pour certaines organisations. En tenant compte des gels salariaux, les budgets moyens pour plusieurs de ces secteurs d’activité sont inférieurs à 1,5 %.

« Bien que la pandémie soit associée à une diminution des revenus pour bon nombre d’organisations, d’autres ont pu saisir cette occasion pour croître plus rapidement. Dans certains secteurs d’activité, aucun gel de salaires n’est enregistré pour 2020. D’ailleurs, les secteurs pharmaceutique et biotechnologique présentent une moyenne des budgets d’augmentations de 2,9 %, tout comme les éditeurs de logiciels », précise Normandin Beaudry.

Somme toute, les organisations ayant accordé des augmentations (excluant les gels) ont maintenu le cap des prévisions de l’an dernier, avec une moyenne d’augmentation de 2,8 %. Le Québec demeure la province la plus généreuse cette année avec des augmentations moyennes de 3 % pour 2020, tandis que celles de l’Ontario ont chuté sous les prévisions de l’an dernier pour s’établir à 2,7 %.

Toutes les moyennes observées par province se situent dans un intervalle de 0,2 % par rapport aux prévisions effectuées l’année dernière. Plusieurs organisations avaient déjà enclenché ou terminé leur processus de révision salariale à la fin du premier trimestre, ce qui a influencé à la hausse les budgets observés.

3.Des prévisions optimistes malgré l’incertitude

Alors que seulement 5 % des organisations prévoient un gel des budgets d’augmentations salariales en 2021, plus de 40 % des organisations sont encore indécises. Pour celles qui n’envisagent pas de gel pour 2021, les prévisions restent optimistes, soit un écart de seulement – 0,1 % par rapport à ce qui était prévu l’an dernier (2,7 % comparativement à 2,8 %).

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