26.11.2020
Actualités Économie Un code pour protéger les producteurs agroalimentaires du Bas-Saint-Laurent

Un code pour protéger les producteurs agroalimentaires du Bas-Saint-Laurent

La cheffe de l’opposition officielle libérale, Dominique Anglade, propose la mise en place d’un Code de conduite pour défendre et protéger l’industrie agroalimentaire.

Selon Mme Anglade, il existe aujourd’hui un déséquilibre de pouvoir énorme entre les producteurs locaux et les grandes chaînes commerciales d’alimentation. Pour corriger cette iniquité, soutenir la vitalité du Bas-Saint-Laurent et pérenniser les fermes familiales, elle estime qu’il est temps de faire un pas de plus pour l’autonomie alimentaire et offrir un environnement commercial plus prévisible et durable pour tous.

«Au cours des derniers mois, Walmart et d’autres grands détaillants ont annoncé leur intention d’imposer de nouveaux frais à leurs fournisseurs, sans même consulter notre industrie agroalimentaire. Au Parti libéral du Québec, nous n’acceptons pas que ces bannières géantes changent les règles du jeu de manière unilatérale, au détriment de nos entreprises québécoises et de nos fermes familiales du Bas-Saint-Laurent, et encore moins en pleine pandémie. Le Code de conduite que nous proposons encadrerait les contrats d’approvisionnement en prévoyant un certain nombre de règles et de principes comme des clauses d’ajustement des prix, de retour de marchandises, et des mécanismes de résolution des différends. En se dotant d’un Code de conduite, on permettrait à notre industrie agroalimentaire du Bas-Saint-Laurent d’avoir de la prévisibilité, de mieux rémunérer les travailleurs et d’employer des techniques agricoles moins intensives et plus durables. À terme, c’est la vitalité même de la région qui en bénéficient », commente Dominique Anglade.

Des exemples dans le monde

Les associations de fournisseurs et l’industrie agroalimentaire du Québec et du Canada réclament ce type d’intervention depuis longtemps. D’ailleurs, plusieurs juridictions à travers le monde ont adopté ce qu’ils appellent un « Code de conduite » pour encadrer ce type de relations commerciales. C’est le cas notamment de l’Angleterre, de l’Australie, de la France et de l’Irlande.

«L’adoption d’un Code de conduite au Québec ne réglerait pas tout, mais cette mesure nous permettrait de rétablir l’équité et de dire à nos producteurs, nos fournisseurs et nos transformateurs du Bas-Saint-Laurent que nous sommes avec eux. Par ailleurs, pour que le Code de conduite puisse jouer pleinement son rôle, il serait essentiel que l’Ontario ou le gouvernement canadien adopte une mesure similaire. Ce sont des discussions qui peuvent être mises de l’avant par le gouvernement du Québec. Ce que nous proposons existe et fonctionne ailleurs sur la planète, alors pourquoi pas ici ? », précise Mme Anglade.

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