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L’avenir de la région s’articule autour de l’énergie renouvelable, des télécommunications et de l’agroalimentaire

La Table régionale des élu(e)s municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) estime que les dernières semaines ont confirmé « l’arrimage parfait » entre les priorités de relance économique du Bas-Saint-Laurent en temps de pandémie et celles du gouvernement du Québec.

Pour la TREMBSL, cette cohésion devrait favoriser l’accélération des projets sur son territoire.



Au terme d’un processus de consultation tenu à l’initiative de la ministre déléguée au Développement économique régional et ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Ève Proulx, la région avait identifié trois priorités de relance économique en juillet dernier.

Celles-ci se déclinent sur trois axes : l’énergie renouvelable, les infrastructures de télécommunication numérique et l’agroalimentaire.


40 M$ en revenus

Le premier projet est celui de l’exploitation d’un potentiel éolien de 1 200 mégawatts par les régies intermunicipales de l’énergie de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent, en collaboration avec la Première Nation Malécites de Viger, la MRC de Montmagny, celle de l’Islet et des investisseurs privés, qui représente à lui seul près de 2,4 milliards de dollars en investissements et des bénéfices nets de 35 à 40 millions $ par année pour les partenaires de la communauté.



Le second consiste à pouvoir bénéficier, dans les plus courts délais, d’un réseau de télécommunication permettant à tous les foyers bas-laurentiens d’avoir accès à un service Internet à haute vitesse et à la téléphonie cellulaire.

Enfin, la région souhaite augmenter la production agroalimentaire en milieu fermé (serres, culture verticale, aquaculture ou d’aquaponie) et soutenir la conversion des modes de chauffage de ces installations à l’électricité ou la biomasse, afin de maximiser son autonomie alimentaire et contribuer à celle du Québec tout entier.


Projet éolien

« En ce qui concerne le projet éolien, on constate qu’il répond au besoin exprimé par Hydro-Québec, il y a une dizaine de jours. Avec l’électrification des transports, les rabais consentis pour la culture en serre et les besoins croissants chez nos voisins du Sud, les surplus auront complètement disparu en 2027. Tout indique que la société d’État relancera bientôt des appels d’offres et notre projet, qui est fort bien documenté, devrait susciter beaucoup d’intérêt », a déclaré Michel Lagacé, préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et président de la TREMBSL.

Bien que les gouvernements provincial et fédéral en aient fait une promesse électorale, le déploiement de l’Internet haute vitesse dans tous les foyers est cependant loin d’être complété.

Presque la moitié des résidences privées de haute vitesse

« À titre d’exemple, au Témiscouata, 44 % des foyers n’ont pas accès à une connexion Internet haute vitesse. Dans Les Basques, cette proportion atteint 41 %. Le projet qui sera déployé dans Les Basques permettra de ramener cette proportion à seulement 37 %. Il faut un meilleur arrimage entre les programmes fédéraux et provinciaux pour réaliser des projets à plus grande échelle et qui peuvent être modalisés en fonction des réalités régionales » explique Guylaine Sirois, préfète de la MRC de Témiscouata et membre de la TREMBSL.

Guylaine Sirois (Photo: courtoisie)

Pour sa part, Sylvain Hudon, maire de La Pocatière et aussi membre de la TREMBSL, se réjouit de l’annonce récente de la « stratégie de croissance des serres au Québec 2020-2025 – Pour une plus grande autonomie alimentaire », qui vise à doubler la production en serre.

Autonomie alimentaire

« Les 91 millions de dollars qui viendront soutenir les producteurs québécois constituent une excellente nouvelle. Toutefois, l’analyse des besoins régionaux pour consolider les entreprises, diversifier la production, former les agriculteurs, procéder à l’achat d’équipement, effectuer la conversion énergétique, ajouter des facilités d’entreposage pour structurer les circuits courts, bref, mettre en place une véritable stratégie d’autonomie alimentaire, démontre qu’il faudra un effort supplémentaire. Le projet bas-laurentien ratisse plus large et le gouvernement devrait s’en inspirer pour définir une approche véritablement structurante pour les communautés », souligne-t-il.

Sylvain Hudon (Photo: courtoisie)

Bien arrimés

« Les trois projets du Bas-Saint-Laurent sont donc bien arrimés avec la stratégie de relance économique du gouvernement québécois. Mais pour atteindre leur plein potentiel, ils doivent être déployés de manière concomitante, puisque le développement d’énergies propres permettra d’appuyer la stratégie de culture en milieu fermé et, de même, les systèmes de télécommunication fiables et efficaces assureront une gestion optimale des installations avec les plus récentes technologies numériques. C’est donc une approche globale et structurante qui est prônée par notre région. Nous invitons donc le gouvernement du Québec à soutenir l’ensemble de nos initiatives pour assurer une relance durable de notre économie », conclut Michel Lagacé.


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