COVID-19 Legault parle un peu de politique... en l’absence d’Arruda

Legault parle un peu de politique… en l’absence d’Arruda

Les premiers vaccins seront dispensés lundi.

Le premier ministre François Legault a tracé un bilan de la dernière session parlementaire, en point de presse aujourd’hui, et a répondu aux critiques sur les risques de mélanger politique et santé publique par un geste symbolique.

Bonne nouvelle : on vaccinera au Québec à partir de lundi, mais ce n’est qu’un début et il faudra se montrer patient. Les personnes les plus vulnérables et les employés du réseau de la santé seront priorisés.



Le premier ministre se doutait bien que les récentes déclarations du directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda, en commission parlementaire, concernant le fait qu’il n’aurait pas recommandé la fermeture des restaurants, seraient à l’ordre du jour de son point de presse, qu’il le veuille ou non. Il a donc pris les devants.

« Je veux d’abord tous vous rassurer. Si le Dr Arruda n’est pas là aujourd’hui, c’est parce qu’on veut vous parler de politique. On ne va pas mélanger la santé publique et la politique. Ne vous inquiétez pas, le Dr Arruda va très bien », a dit monsieur Legault d’entrée de jeu, ce qui a bien fait sourire le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.


Donc, monsieur Legault a parlé de politique, en traçant un bref bilan de la session parlementaire qui se termine et qui a évidemment été marquée une crise sanitaire exceptionnelle dans notre histoire.

Malgré la pandémie…



« Malgré la pandémie, il y a eu beaucoup de travail fait par les députés de tous les partis, entre autres en commission parlementaire, et je veux les remercier. Nous avons réussi à faire adopter 16 projets de loi. Parmi ceux-ci, il y a le projet de loi 66 (anciennement 61) qui va permettre d’accélérer la réalisation de 180 projets d’infrastructures. Nous allons ainsi relancer l’économie tout en donnant des infrastructures attendues à la population », soutient le premier ministre.

 «Il y aura peut-être un 17e projet de loi qui sera adopté, pour permettre aux restaurants qui veulent livrer des boissons alcooliques de le faire. Les restaurants souffrent beaucoup de la crise. Il y en a qui ont réussi à proposer de la nourriture avec des commandes à apporter. Ça semble souhaité par tout le monde pour compléter l’offre de services. J’espère qu’on verra ce 17e projet de loi être adopté cet après-midi », souligne François Legault.


Entente

Le premier ministre a annoncé la conclusion d’une entente syndicale avec les infirmières de la Fédération interprofessionnelle de la santé sur toute la partie normative.

« Les infirmières travaillent très fort. On a besoin de réorganiser le travail, d’abord pour améliorer la qualité de vie des infirmières. On met des incitatifs pour que des infirmières à temps partiel deviennent des infirmières à temps plein. En même temps cela allégera la tâche de celles qui sont déjà à temps plein. Ça va aider aussi à donner de meilleurs soins à la population », estime le premier ministre Legault.

Ce dernier signale que le Québec a mis en place des mesures efficaces pour aider les entreprises à traverser la crise : « Le Québec est la province qui relance le plus rapidement son économie. On a retrouvé 97,5% des emplois qu’on avait en février. Nous avons aussi mis en place des mesures pour améliorer l’autonomie. Nous encourageons l’achat québécois. »

Éducation

« En éducation, la grande bataille et la grande victoire, c’est d’avoir réussi à garder nos écoles ouvertes. C’était vraiment une priorité. Oui, il y 1 200 classes où les élèves ne vont pas à l’école, mais il reste 97% des enfants à l’école. C’est important pour leur apprentissage et pour leur vie sociale », mentionne le chef du gouvernement, qui a remercié les trois chefs de l’opposition pour le travail concerté au sujet de la pandémie. Il va maintenir les contacts une fois par semaine, les informer et recevoir leurs propositions.

Efforts

Pour en revenir à la crise sanitaire comme telle, monsieur Legault confirme que la situation demeure difficile, mais il a encore tenu à relativiser les choses par rapport aux états américains.

« Tous les efforts depuis octobre ont donné quelque chose de positif, comparé à la catastrophe aux États-Unis et dans certains pays d’Europe. Le Québec s’en sort mieux que la moyenne. Je comprends que c’est dur, mais les prochaines semaines vont être critiques. On ne peut pas courir le risque avec la pandémie. Janvier est souvent difficile même sans la pandémie, alors il faut faire en sorte d’arriver à janvier avec le moins de cas et le moins d’hospitalisations possibles. »

Le premier ministre Legault soutient qu’il faut voir la période des Fêtes comme une occasion de mieux combattre la propagation du virus.

Partys de bureau

« Il y a une belle occasion. Les écoles sont fermées; la construction est fermée pour deux semaines et beaucoup d’entreprises donnent des vacances à leurs employés. C’est une belle occasion de casser la vague, mais il ne faut pas que les gens en vacances commencent à se rassembler. Tout ce potentiel serait annulé. On a demandé aux policiers d’être plus présents et de donner des contraventions. On me dit qu’il y a encore beaucoup de partys de bureau. Ce n’est pas le temps! », lance François Legault.

En début de semaine prochaine, le gouvernement fera savoir quelles seront les restrictions ajoutées, si c’est le cas.

« Nous sommes dans les derniers kilomètres du marathon. Ça vaut la peine de continuer. On voit la lumière au bout du tunnel. D’ailleurs, lundi, nous allons commencer à vacciner les premières personnes au Québec. C’est quand même une étape très importante, mais évidemment tout le monde ne pourra pas être vacciné dans les prochaines semaines. Il faut être patient et être prudent », a conclu monsieur Legault.


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