Nouvelle de 17 h Plus de 10 % du milieu côtier et marin sera protégé

Plus de 10 % du milieu côtier et marin sera protégé

Le Québec atteint sa cible internationale

Le Québec franchit un grand pas dans la protection des aires marines avec la création officielle de 17 réserves de territoires aux fins d’aire protégée (RTFAP) totalisant plus de 14 000 km 2.

Ces réserves couvrent six territoires dans l’estuaire et onze dans le golfe du Saint-Laurent.



Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, a dévoilé ces ajouts au réseau québécois d’aires marines protégées en précisant qu’ils permettent au gouvernement du Québec d’atteindre la cible internationale de 10 % qu’il s’était fixé, alors que le réseau d’aires marines protégées couvre désormais 10,4 % du territoire.

Les nouveaux secteurs protégés, totalisant 9,1 % du territoire, sont : 


  • Le Banc-des-Américains, pour lequel l’Accord Canada-Québec relatif au projet conjoint d’aire marine protégée du Banc-des-Américains a été conclu le 4 mars 2019 (environ 1 000 km2);  
  •  
  • 14 territoires identifiés dans l’estuaire et le golfe (12 121 km2); 
  •  
  • Deux autres secteurs qui font l’objet de discussions dans le cadre du projet conjoint avec le gouvernement fédéral au nord du golfe du Saint-Laurent (1 060 km2). 

Éléments rares

« Ces RFTAP permettent de protéger des éléments rares et communs de la biodiversité du territoire marin du Québec. De plus, elles entraînent l’interdiction de réaliser toute forme d’activité associée à l’exploration et à l’exploitation des ressources naturelles (minières, gazières et pétrolières), à l’exploitation des forces hydrauliques et à toute production commerciale ou industrielle d’énergie sur l’ensemble de ces territoires », indique un communiqué du cabinet du ministre Charrette.



Consensus

Le gouvernement rappelle que leur désignation fait l’objet d’un consensus entre le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Les communautés autochtones concernées ont également été consultées.


« Le réseau québécois d’aires marines protégées était jusqu’ici composé du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent (1 245 km2), de la réserve aquatique de l’Estuaire-de-la-Rivière-Bonaventure (1,8 km2) et de la réserve aquatique projetée de Manicouagan (712 km2), lesquels représentaient 1,3 % du milieu marin et côtier du Québec. Les nouveaux secteurs protégés annoncés aujourd’hui, d’une superficie de plus de 14 000 km2, viennent porter la superficie protégée totale à 16 140 km2 », ajoute-t-on.

Réseau représentatif

 « Le Québec s’est engagé à atteindre les cibles internationales fixées par les parties à la Convention sur la diversité biologique, qui visaient notamment la mise en place d’un réseau représentatif d’aires marines protégées couvrant au moins 10 % de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent avant la fin de 2020. Je suis fier d’annoncer aujourd’hui que notre gouvernement a atteint cet objectif, en confirmant son engagement à protéger plus de 14 000 km2 jusqu’à l’obtention du statut légal d’aire marine protégée par ces territoires. Nous protégeons ainsi des écosystèmes représentatifs de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, tout en prenant le temps nécessaire pour effectuer les rencontres de consultation avec les intervenants ciblés avant l’obtention du statut légal », déclare le ministre Charette.

Protection

Les 17 réserves de territoires aux fins d’aire protégée seront par la suite protégées légalement grâce à la création de 16 réserves marines en vertu de la LCPN et d’un habitat d’une espèce faunique menacée, le béluga du Saint-Laurent, en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (LCMVF).


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