Actualités Économie Un atelier collectif en transformation des aliments ouvre ses portes

Un atelier collectif en transformation des aliments ouvre ses portes

La Petite Usine Alimentaire ouvre officiellement ses portes afin d’offrir un espace locatif collectif pour faire de la transformation alimentaire.



Située à Pohénégamook dans le bâtiment qui abrite le Centre d’expérimentation et de transfert technologique en acériculture (CETTA) du Bas-Saint-Laurent et le Centre de formation professionnelle en acériculture, La Petite Usine Alimentaire dispose d’espaces adaptés, réglementaires ainsi que d’une pléiade d’équipements dédiés à la transformation de toutes sortes, mais aussi à la transformation de produits acéricoles. En répondant à une priorité territoriale, La Petite Usine Alimentaire offre un service de proximité qui vise à favoriser la création d’entreprises agroalimentaires et ainsi participer à l’autonomie alimentaire.


Né il y a quatre ans

L’idée d’un projet d’atelier de transformation des aliments au Témiscouata est née, il y a quatre ans, suite au besoin de soutenir les entrepreneurs du secteur bioalimentaire dans la valorisation de leur production. À travers ces années, plusieurs entreprises ont été sollicitées pour l’analyse et l’élaboration du projet. C’est en 2019, à la suite du dépôt du plan d’affaires constitué de l’étude de marché, des équipements sélectionnés, de l’évaluation des coûts et du financement attaché, que le projet a vu le jour.

« Ce sont des années de travail acharné afin de mettre à la disposition un local qui correspond aux besoins de nos promoteurs et tout ça, en réduisant les coûts de location le plus possible. La SADC de Témiscouata croit fermement que l’autonomie alimentaire passe par l’accès à des services de proximité comme celui-ci », mentionne Vallier Daigle, président de la SADC de Témiscouata.

« Le projet de La Petite Usine Alimentaire revêt un caractère tout spécial puisqu’il allie entrepreneuriat et développement socioéconomique », déclare Julie Côté, directrice générale de la Caisse Desjardins de Transcontinental-Portage. « Le Fonds du Grand Mouvement permet justement de soutenir des projets novateurs et structurants à travers le Québec, et ce, dans une perspective de développement durable. Pour la région, le projet représentera un apport certain à la vitalité socioéconomique, sans compter ses retombées positives sur le secteur bioalimentaire dans notre région ».  

Équipements et ressources spécialisés

Ce sont plus de 327 850 $ qui ont été injectés pour assurer la pérennité du projet, aménager les lieux et faire l’acquisition des équipements. Ceux-ci ont été sélectionnés minutieusement afin de répondre aux besoins des secteurs d’activités ciblés, mais aussi en fonction des critères de qualité et de performance que l’atelier souhaite offrir. Une ressource spécialisée en transformation alimentaire est également sur place afin d’assurer la coordination de La Petite Usine Alimentaire.

Partenaires et utilisateurs impliqués

Le projet est porté par trois organismes : le Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, qui est propriétaire du bâtiment et consent gracieusement à mettre à disposition les locaux et le matériel aux fins du projet, en plus de participer financièrement à sa réalisation; la SADC de Témiscouata qui chapeaute le projet et agit comme facilitateur auprès des partenaires; et la corporation du Verger patrimonial du Témiscouata, une entreprise d’économie sociale, qui est responsable des lieux et des équipements. La Petite Usine Alimentaire est soutenue par une multitude de partenaires tant au niveau financier que technique dont, la Ville de Pohénégamook, la MRC de Témiscouta (100 000 $), Desjardins (100 000 $) dans le cadre du Fonds du Grand Mouvement ainsi que Développement économique Canada pour les régions du Québec (72 850 $).  Ce projet a également, été financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dans le cadre du programme Territoires : priorités bioalimentaires (40 000 $).

« C’est un projet qui a su mobiliser et concerter une multitude d’organismes du milieu. C’est un service majeur pour la croissance et la rétention de nos entreprises agroalimentaires. La Petite Usine Alimentaire entre dans la stratégie du Plan de développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC de Témiscouata puisqu’il permettra de développer un réflexe collectif dans les composantes du monde agricole », commente Guylaine Sirois, préfète de la MRC de Témiscouata.

Un premier client

Les Jardins du Témis, une entreprise très impliquée dans le projet de La Petite Usine Alimentaire, a pu agir comme premier client afin d’évaluer le fonctionnement et les équipements. « La mise sur pied d’un tel lieu collectif de transformation est une très bonne nouvelle pour nous et pour tous les promoteurs du secteur agroalimentaire au Bas-St-Laurent! Enfin, nous pourrons transformer notre production tout près de chez nous. Ce sont des milliers de dollars que nous venons d’économiser en ayant cet endroit à notre disposition! », mentionne M. Tousignant, propriétaire de l’entreprise Les Jardins du Témis.

À noter que Les Jardins du Témis, n’ayant aucun endroit pour procéder à la transformation de leurs produits, devaient se rendre jusqu’à Saint-Hyacinthe pour procéder à la transformation de leur production.

Plus d’infos sur Facebook : LaPetiteUsineAlimentaire


Télécharger l'application web du journal le soir

Télécharger
×