COVID-19 80% des citoyens veulent être vaccinés

80% des citoyens veulent être vaccinés

Au moment où se déroule le premier déploiement de vaccins contre la COVID-19, huit Canadiens sur 10 disent qu’ils sont prêts à faire la queue au cours des trois prochains mois si leur vaccin leur est offert.

Cependant, près de la moitié se demande si le vaccin est sûr, ce qui met en lumière la nécessité de renforcer la confiance du public, selon un nouveau sondage mené auprès de 2002 Canadiens par la firme d’audit KPMG au Canada au cours des derniers jours.



« La moitié de la population canadienne cherche à se faire rassurer sur la sécurité et le déploiement des vaccins : cette constatation démontre que tous les acteurs du secteur de la santé doivent continuer de travailler ensemble à rendre le public plus confiant envers la vaccination », affirme Jérôme Thirion, associé et leader national de la Gestion de la chaîne d’approvisionnement à KPMG. « La transparence est un ingrédient essentiel à la réussite du déroulement de la plus vaste campagne de vaccination à avoir lieu au pays. »

Principales conclusions


  • Huit Canadiens sur 10 disent qu’ils accepteraient de recevoir le vaccin contre la COVID-19 s’il leur était proposé.
    • À peine plus de la moitié des Canadiens (53 %) pensent que la vaccination ne représente aucun risque
    • Le quart des Canadiens s’inquiètent de la fiabilité du vaccin, mais se disent prêts à accepter les risques et à se faire vacciner pour que leur vie reprenne son cours normal et que l’économie se remette sur les rails
    • Un Canadien sur cinq (22 %) affirme qu’il refusera le vaccin en raison de préoccupations sur son innocuité et sur la gestion du déploiement
    •  
  • Pour se sentir en sécurité, les Canadiens souhaitent :
    • Avoir la certitude que la décision d’approuver le vaccin a reposé uniquement sur des facteurs liés à la santé (96 %)
    • Constater une totale transparence de tous les aspects du programme de vaccination (96 %)
    • Avoir l’assurance que la personne qui les vaccine – médecin, infirmière ou pharmacien – a correctement consigné, suivi et signalé les effets secondaires potentiels auprès des responsables de la santé publique (97 %)
  • 85 % des Canadiens souhaiteraient qu’il y ait un outil national de suivi de la vaccination
  • Sept Canadiens sur 10 pensent que nous devrions pouvoir compter sur une solution et un mode de fonctionnement conçus au Canada
  • Près de deux tiers des Canadiens (64 %) pensent qu’il faut faire participer les militaires canadiens au déploiement efficace et efficient du programme de vaccination
  • 96 % des Canadiens veulent savoir avec certitude que leur dossier personnel est protégé

Faire confiance

« L’écrasante majorité des Canadiens veulent la garantie que le pays dispose d’un solide système de gestion avant de faire confiance au processus et de se sentir à l’aise de recevoir les nouveaux vaccins », ajoute monsieur Thirion. « Cela signifie qu’il est essentiel que tous les systèmes informatisés qui servent à faire le suivi de la vaccination contre la COVID-19 soient intégrés et harmonisés pour que l’on ait la certitude que la population reçoive la deuxième dose du bon vaccin, que l’on fasse le suivi des effets indésirables et que l’on suive le progrès de l’immunité collective. »



Priorités

Les résultats du sondage indiquent aussi que les Canadiens s’attendent à ce que la distribution du vaccin ne soit pas retardée par des obstacles bureaucratiques et que des systèmes de suivi soient en place pour assurer la coordination entre les diverses instances et niveaux du système de soins de santé.


« Il y a enfin de la lumière au bout de ce très sombre tunnel. Le Canada est toutefois arrivé à une croisée des chemins critique », affirme Karina Guy, associée et leader en santé numérique de KPMG pour l’Ouest du Canada. « Pour un très grand nombre de Canadiens, les dix derniers mois ont été éprouvants; certains ont perdu des proches, d’autres leur gagne-pain. Aujourd’hui, les Canadiens ont la possibilité de regagner espoir, de se relever, avec transparence et confiance. »

Les principales préoccupations à l’égard d’un programme de vaccination contre la COVID-19 sont entre autres les suivantes :

  • Les vaccins ont été créés et mis sur le marché à toute vitesse sans que l’on sache s’ils sont sûrs (63 %);
  • La distribution des vaccins au Canada sera retardée par des obstacles bureaucratiques entre les diverses instances (46 %);
  • Nous éprouverons les mêmes problèmes de qualité et de fiabilité à l’égard des vaccins fabriqués à l’étranger qu’à l’égard de l’équipement de protection individuelle (EPI) qui ont été constatés aux premières semaines de la pandémie (45 %); et
  • Les systèmes de suivi entre les divers niveaux d’un système de santé ne seront pas à la hauteur de la tâche; cela mènera à des surplus et à des pénuries, et nous ne serons pas en mesure de savoir qui a été vacciné (42 %).

Quand KPMG a demandé aux Canadiens en mai dernier s’ils se feraient vacciner contre la COVID-19 lorsqu’un vaccin serait offert, 83 % ont dit qu’ils accepteraient de se faire vacciner, une écrasante majorité (94 %) ont dit qu’il « en allait de leur devoir de citoyen en tant que Canadien d’aplatir la courbe de la COVID-19 », faisant ainsi passer la santé publique et la sécurité avant l’économie.

Afin de sonder 2000 Canadiens entre le 11 et le 15 décembre, KPMG a fait appel à la solution de collecte de données Asking Canadians de Delvinia sur sa plateforme de recherche automatisée en ligne Methodify. Le sondage est représentatif de la population, du sexe et de l’âge.


Télécharger l'application web du journal le soir

Télécharger
×