Nouvelle de 19 h La pénurie de main-d’œuvre commence à affecter des services de proximité

La pénurie de main-d’œuvre commence à affecter des services de proximité

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) prend actuellement le bâton du pèlerin afin de sensibiliser les gouvernements supérieurs et la population à l’importance de la pénurie de main-d’œuvre qui touche l’ensemble des régions du Québec et qui commence à affecter des services de proximité.

« Les gens ne comprennent pas toujours ce que cela signifie quand on parle de pénurie de main-d’œuvre, mais ils le réalisent quand certains commerces de proximité comme des dépanneurs doivent diminuer leurs heures d’ouverture en raison d’un manque de personnel. J’entendais une animatrice à la radio de Matane dire que c’était maintenant impossible d’avoir une crème molle après 18 h. Ce sont des exemples concrets et il y a encore pire, comme des ruptures de services dans des hôpitaux faute de personnel », explique le président de l’UMQ et maire de Gaspé, Daniel Côté, en entrevue avec le Journal Le Soir.



Les fréquentes ruptures de services en obstétrique à l’hôpital de Matane en sont une preuve tangible.

Prête à s’impliquer


En tant qu’instance proche des citoyens, l’UMQ lève la main pour signifier que des actions doivent être prises pour atténuer les effets de cette pénurie de main-d’œuvre, sans quoi les plans de relance de l’économie post-COVID ne pourront pas fonctionner. « Le gouvernement a beau avoir les meilleurs plans possible pour relancer l’économie, mais ça va prendre des gens pour réaliser les projets. Il faut s’attaquer au manque de main-d’œuvre et cela passe par une modification à la politique sur l’immigration. Il faut accueillir beaucoup plus d’immigrants et éviter de les concentrer dans quelques pôles. En 2020, nous avons accueilli 25 000 immigrants sur les 150 000 souhaités en raison de la pandémie. Nous avons du retard à reprendre, surtout que les départs à la retraite s’accélèrent », mentionne M. Demers.

Services de proximité menacés



L’UMQ se dit prête à s’impliquer et à conseiller le gouvernement provincial sur des mesures à mettre en place pour limiter les effets de la pénurie de main-d’œuvre. « Même en Gaspésie, on manque de main-d’œuvre. Plusieurs emplois sont saisonniers et ils tombent tous en même temps. C’est pourquoi il faut régionaliser l’immigration. Le plus urgent, c’est la santé parce qu’un ralentissement de services dans ce domaine signifie que des gens souffrent. Il faut donner un coup de barre. C’est une question de vie ou de mort pour certains services de proximité. Le secteur manufacturier et le commerce de détail sont particulièrement touchés », signale le maire de Gaspé.



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