Nouvelle de 19 h Une rentrée différente qui semble convenir aux étudiants

Une rentrée différente qui semble convenir aux étudiants

Les élèves du Cégep de Rimouski sont retournés sur les bancs d’école cette semaine pour une rentrée automnale 2021 en présentiel : si les ajustements nécessaires au bon fonctionnement du trimestre compliquent certains aspects de l’expérience collégiale, bon nombre d’étudiants sont heureux de délaisser les cours en ligne.

Le Cégep de Rimouski a mis à jour le 18 août dernier, le tableau des mesures sanitaires en vigueur lors de la session d’automne. Il y est entre autres stipulé que le port du masque est obligatoire en tout temps pour les étudiants, sauf pour manger et qu’aucune distanciation physique n’est requise dans les classes.



En ce qui concerne les membres du personnel, il est indiqué que le port du masque est « obligatoire en tout temps, sauf assise ou assis à son bureau ou lorsqu’une enseignante ou un enseignant donne un cours, si la distanciation physique de 2 mètres est respectée. Le masque est requis pour circuler dans la classe ». De plus, une distanciation physique de 2 mètres doit être observée en tout temps.

Un contexte particulier


Si un bon nombre de communautés étudiantes à travers le Québec revendique l’option d’avoir des cours en ligne ou en format hybride, les élèves interrogés par le journal sont contents de pouvoir se rendre à leurs cours.

Une étudiante en Techniques d’éducation spécialisée, Nelly, qui a fait auparavant un an de sciences humaines, estime que les choses sont mieux qu’elles étaient : « C’est mieux que l’année passée, vraiment. La motivation est plus là, c’est le fun de voir du monde en vrai, ça fait du bien de voir nos profs et de retrouver les gens qu’on connaît. Je vois juste du positif, l’année passée je n’avais aucune motivation, là j’en ai. L’année passée, on était tous en ligne derrière un écran, dans notre chambre. Je n’écoutais pas, là au moins les profs captent notre attention. La seule chose que je voudrais qui change c’est le masque, mais je sais que c’est à cause du COVID », rapporte l’étudiante.



De plus, d’après ses informations, la communauté étudiante préfère être en présentiel : « je n’ai pas vraiment entendu parler de gens qui sont vraiment déçus par ce qui se passe alors je pense que c’est relativement bien. C’est sûr qu’il y en a certains pour qui ça devait être plus facile, mais moi personnellement je préfère vraiment être en présentiel, alors je dirais que ce n’est pas nécessaire ».

Le Cégep de Rimouski. (Photo Alexandre D’Astous – Journal Le Soir)

S’il y a un élément qui manque à son expérience d’étudiante du Cégep, c’est l’initiation : « on a reçu un Mio pour nous dire qu’on ne pouvait pas en avoir une. C’est quand même dommage, c’est un moyen pour tout le monde d’apprendre à se connaître, surtout que je ne viens pas d’ici. Ç’aurait été le fun d’apprendre à connaître du monde », conclut-elle.


Un rapport à l’école différent

Deux étudiants français de troisième année au Cégep de Rimouski, Alison Gouteux et Timothée Gautier, respectivement en Techniques d’éducation spécialisée et en Technologie du génie du bâtiment, sont bien heureux de pouvoir retrouver les bancs d’école et d’avoir pu connaître le Cégep avant la pandémie lors de leur première année : « on vient tous les deux de France donc c’était la première fois qu’on voyait le Cégep, on ne connaissait pas grand monde alors ce n’est pas spécialement bizarre de revenir, ça fait plus plaisir que d’autres choses », relate Timothée Gautier.

Ils révèlent toutefois s’être acclimatés aux cours en ligne : « pour certains ça facilitait la concentration, pour d’autres c’était l’inverse, ils avaient du mal à ne pas pouvoir côtoyer des gens et à ne pas avoir leur professeur directement en face, mais je pense que ça va surtout rapprocher les gens, on est moins dans notre terrier », poursuit Timothée Gautier.

Un environnement plus adapté

De son côté, Alison Gouteux est heureuse de pouvoir reprendre les cours en présentiel, notamment parce que cette formule correspond mieux à son programme : « Personnellement, je suis dans une technique sociale donc oui, le confort de notre maison est toujours mieux avec le travail à distance, mais comme je suis dans une technique sociale, ne pas voir des humains, ça ne concorde pas forcément : donc le retour en classe je trouve que c’est quand même une bonne chose parce que je suis arrivée en 2018 et j’ai vu le Cégep vraiment vivant. Il y avait la 5e saison, des activités, je faisais beaucoup de bénévolats et là j’ai eu l’impression d’avoir une année de pause avec la COVID.

Enfin, elle conclue que même si les cours en ligne devait être une chose du passé, que les cours à distance auront tout de même laissé une trace : « Il y a des gens dans ma technique que j’ai connus parce que j’étais là deux ans avant, mais j’imagine ceux qui sont rentrés pendant la COVID, ça dut être difficile de voir des gens qu’à travers leur écran et d’un coup se voir en vrai, c’est comme s’ils ne se connaissaient pas vraiment ».

Véronique Bossé est originaire de Rimouski. Elle vient de compléter la seconde de trois années d’études en journalisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et effectue un stage au journal le soir dans le cadre de sa formation qu’elle complètera au cours de la prochaine année académique. Parmi ses implications sociales, elle est tutrice au Centre d’aide en français L’Auxiliaire du Cégep de Rimouski, cofondatrice, auteure et journaliste du blogue Oiseaux de nuits. Elle a complété son diplôme d’études collégiales en Arts, lettres et communications au Cégep de Rimouski.


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