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Nouvelle de 17 h

Un peu de nouveau dans le dossier de la cathédrale

En attendant les résultats électoraux
L’intérieur de la cathédrale. (Photo: journalesoir.ca, Pierre Michaud)

Une nouvelle en provenance de l’Archevêché de Rimouski pourrait avoir un impact sur le dossier de la cathédrale de Rimouski, lequel est un peu en suspens présentement, mais qui pourrait connaître des développements majeurs à la suite des prochaines élections municipales du 7 novembre.

Celui qui est en poste depuis août 2019 comme consultant pour le dossier de la cathédrale et depuis l’été 2020 comme délégué à l’administration à l’Archevêché, Jean Crépault, a vu ses fonctions être modifiées dans les dernières semaines.  « Monsieur Crépault a terminé un mandat comme délégué à l’administration. Son remplaçant est l’abbé Yves Pelletier.  Monsieur Crépault est toujours directeur de projet du dossier de la cathédrale », précise l’agente de communication de l’Archevêché, Ginette Larocque.

Selon une source proche du dossier de la cathédrale, monsieur Crépault et les membres de la Fabrique Saint-Germain, propriétaire de la cathédrale et du presbytère, n’ont pas toujours été sur la même longueur d’onde sur la vocation future de la cathédrale et de la rendre accessible au public et cette décision de l’Archevêché préfigurerait tout de même un changement de garde. Rappelons que la cathédrale sera fermée depuis sept ans, en novembre prochain.

Jean Crépault. (Photo: archives)

Démêlés

Les démêlés entre les marguilliers et l’Archevêché ont dégénéré au fil de ces sept années, au point où l’Archevêché a intenté une démarche juridique pour démettre les marguilliers de leurs fonctions. Le procès est en cours depuis avril 2020. Il y a eu plusieurs témoignages. Le 12 novembre, la Fabrique devrait déposer une requête visant à obtenir des fonds pour l’entretien de la cathédrale cet hiver.

Deux des quatre marguilliers impliqués, Victor Lepage et Albert Carré, tentent maintenant de se dissocier des deux autres, Nathalie Lebond et Jean-Charles Lechasseur, président, dans le cours de ce procès. On peut s’attendre à ce qu’un cinquième marguillier soit nommé bientôt pour s’assurer de la possibilité d’une majorité dans la prise de décisions. Monsieur Lechasseur a préféré ne pas commenter sur la situation de monsieur Crépault à l’Archevêché.

La Cathédrale Saint-Germain est fermée depuis bientôt sept ans.(Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Espoirs

Entretemps, notre source nous mentionne que les défenseurs de la cathédrale sont encouragés par les engagements des deux candidats à la mairie, Virginie Proulx et Guy Caron, au sujet de la cathédrale. Les deux conviennent du fait que la cathédrale est un bien patrimonial, bien avant un bien religieux. C’est sa dégradation qui a entraîné sa fermeture. L’administration sortante n’a pas souhaité s’y impliquer, se refusant notamment d’investir l’argent des contribuables dans un tel projet, mais la venue d’un nouveau conseil avec un ou une futur.e maire qui s’est engagé à s’impliquer dans le dossier suscite de l’espoir.

Engagements

« Je m’engage à assumer le leadership pour régler le dossier de la cathédrale de Rimouski une fois pour toutes. La situation actuelle ne peut plus rester dans l’impasse et je sens sur le terrain un désir fort qu’on puisse en arriver à un projet rassembleur afin de revaloriser cet édifice de grande importance dans le coeur de nombreux Rimouskois.es. Je suis convaincue que j’aurai le leadership nécessaire pour faire collaborer la Fabrique, l’Archevêché et les citoyens, afin qu’on mette de l’avant l’intérêt collectif à faire vivre cette figure emblématique de notre centre-ville », a déclaré madame Proulx au journal.

« Le pourquoi (NDLR : de traiter le dossier en priorité) est très simple : je ne veux pas avoir ce boulet à mon pied pendant mes quatre ans de mandat comme maire. Mais sachant que l’Archevêché et la Fabrique sont devant les tribunaux pour déterminer quelle entité peut disposer de la cathédrale (celle-ci n’appartenant pas à la Ville de Rimouski), je crois avoir la réputation et la crédibilité qui me permettront d’agir comme médiateur dans la dispute pour amener les deux parties à la table et tenter d’obtenir un accord qui puisse bénéficier à la ville. La Ville doit cesser de regarder passer le train et prendre une part active dans la résolution de la dispute », avait pour sa part commenté monsieur Caron.

On peut prendre connaissance des propos plus détaillés des deux candidats à ce sujet en consultant ce texte.

Virginie Proulx et Guy Caron. (Photos: courtoisie)
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