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Chasse et pêche

La chasse de l’orignal sur la ZEC-BSL se dirige vers de nouvelles modalités

Le président de la Zec Bas-Saint-Laurent, Guillaume Ouellet, avec sa nièce Julianne Dugas, lors de la dernière saison de l’orignal à l’arbalète, sur la ZEC-BSL. (Photo Courtoisie Guillaume Ouellet)

Gibier emblématique de la Zec Bas-Saint-Laurent, la chasse de l’orignal est au centre de discussions, et 2022 serait une année charnière dans l’exploitation de ce grand gibier, dont le succès de la récolte contribue à sa renommée provinciale.

Devant le tollé récurrent des chasseurs depuis quelques années, les gestionnaires de la ZEC-BSL devront poser des gestes concrets pour assurer la sécurité et la satisfaction des chasseurs d’orignaux, tout en composant avec un cheptel en baisse et un ratio mâle-femelle déséquilibré.

Le président Guillaume Ouellet reconnaît que la zec est victime de son succès récurrent, et que son administration doit prévoir des modalités concrètes et à long terme pour maintenir autant l’offre de la chasse de l’orignal, que son membership. Pour ses gestionnaires, il est clair que la ZEC-BSL a atteint sa limite de support du territoire, et de nouvelles modalités s’imposent pour contrer le mécontentement de chasseurs contrariés et confrontés à des situations irritantes à la pratique de leur activité.

Divers spécialistes sont consultés, des orientations se dessinent et des annonces sont à venir.

De record en record

L’année 2021 a été marquée par un niveau jamais atteint de 2 368 membres; ils étaient 2 000, en 2020, et par un nombre record de 1 774 caches, 10 de plus qu’en 2021. Pour calmer la grogne des chasseurs, la ZEC-BSL a distancé les « nouvelles » caches enregistrées en 2021 de 300 à 600 mètres. Une mesure jugée « frileuse » par nombre d’amateurs. Avec encore plus de chasseurs et plus de caches, combinées aux nouvelles méthodes d’orientation; GPS, Avenza et autres, les chasseurs se déplacent librement, même au travers des caches, engendrant des frictions entre chasseurs.


La densité de l’orignal sur la ZEC-BSL, favorise la formation de la relève. Maël Théberge, 13 ans, pose fièrement avec son premier orignal, récolté lors de la saison 2021. Paul Dionne, de Rimouski, guidait son petit-fils. Une fierté bien légitime se lit sur son visage. Le groupe était composé de Véronique Gagnon, Daniel Faucher et Guy Leboutiller. (Photo Courtoisie Paul Dionne)

Quant à la densité des orignaux, celle-ci serait passée de 14 à 10 bêtes aux 10 km2. Un inventaire sol-air, réalisé par des caméras à l’été 2020, et par hélicoptère en février 2021, a révélé une population de 1 000 orignaux, dont 120 mâles adultes, ou 12 % du troupeau, soit 13 % sous le seuil de sécurité de 25%. Étonnant que la ZEC-BSL ait révélé une récolte de 540 orignaux, soit 208 mâles, 273 femelles et 59 veaux lors de la dernière saison permissive de 2021… Un autre inventaire est prévu à l’hiver 2022.

Saison idéale en 2022

Comme la hausse de 368 chasseurs en 2021 pourrait être attribuable à une année permissive qui attire plus de chasseurs opportunistes, ayant plus de chances de prélever un orignal, peu importe le segment, on devrait assister à une légère diminution des amateurs en 2022. La prochaine saison restrictive serait la période idéale pour apporter des changements à la chasse de l’orignal sur la Zec Bas-Saint-Laurent. De nouvelles modalités qui pourraient trouver écho chez d’autres zecs du Québec. À suivre…

Président régional

Depuis peu, Guillaume Ouellet porte un autre chapeau, celui de président élu de la Table régionale des gestionnaires des quatre Zecs Owen, Chapais, Casault et Bas-Saint-Laurent. En avril 2019, Guillaume accédait au conseil d’administration de la Fédération québécoise des gestionnaires des 63 zecs du Québec.

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