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Harold Lebel, député de Rimouski

Le « Conseil climat », une initiative qui nous apportera des changements positifs

Un peu plus de trois ans après avoir été réélu député de Rimouski à l’Assemblée nationale du Québec, Harold LeBel, entouré de son équipe, observe, analyse et commente les 12 priorités qu’il s’est fixées pour son présent mandat. L’heure est maintenant venue d’apporter les compléments d’information pour chaque tâche d’Harold.

Q. : Cette fois, nous aborderons les points suivants de votre programme : développer une véritable stratégie d’action en matière d’environnement, concrétiser des infrastructures (autoroute 20) et un modèle de transport moderne. D’abord l’environnement. Monsieur LeBel, lorsqu’on s’attaque à ce grand enjeu mondial qu’est l’environnement, comment l’aborde-t-on à l’échelle régionale?

R. : Dans un premier temps, je me suis concentré sur la compréhension des termes utilisés dans ce domaine, puis, étant mieux outillé, je me suis dit que nous pourrions entreprendre notre croisade. Souvent, les gens qui militent ou qui revendiquent au sujet de la protection de l’environnement ou des changements climatiques deviennent en quelque sorte des spécialistes par la force des choses. Ils sont très engagés dans la cause qui leur tient à cœur. Ils utilisent un vocabulaire que seuls eux maîtrisent. Alors pour bien tenir mon rôle et porter un message réaliste, afin que surtout ceux qui le reçoivent puissent saisir mes propos, je me devais d’être préparé.

J’ai donc mis en place le Conseil climat. Cette idée me vient d’une initiative semblable qui n’avait pas fonctionné à l’échelle provinciale, alors que nous avions tenté de créer un caucus dont les membres se rassemblent autour d’un objectif commun et sans intention partisane. Régionalement, j’ai eu plus de chance! J’ai sollicité la contribution des élus municipaux. Ils ont délégué une personne par conseil. S’est également joint à nous le représentant fédéral et nous avons entrepris la première étape, mais la pandémie est arrivée et elle a ralenti notre élan.

2019 – Rencontre du Conseil climat de la MRC Rimouski-Neigette

Q. : Que doit savoir votre électorat au sujet de votre stratégie d’action en environnement?

R. : Nous avons repris les discussions. Nous redémarrons la machine et nous nous sentons prêts pour aller de l’avant et rencontrer les différents groupes environnementalistes. Dans un premier temps, les nouveaux élus municipaux seront informés sur les objectifs du Conseil climat, ensuite nous recréerons la dynamique. Il faut faire une mise à jour, en quelque sorte. Plus encore, je souhaite que cette initiative perdure et je vais mettre les efforts nécessaires à cet effet. Les enjeux sont mondiaux, mais concrètement nous vivons avec les effets du réchauffement de la planète dans notre communauté au quotidien. Je pense ici à l’érosion des berges et aux sécheresses qui ont donné des maux de tête aux agriculteurs. Il faut aussi tenir compte de l’aspect touristique, à la protection de nos rivières et de nos lacs. Ce ne sont que quelques exemples. Le projet de la future autoroute 20 est intimement lié à cet engagement.

Ça touche évidemment tout le monde. Maintenant que nous avons une meilleure compréhension, nous pouvons penser à faire avancer les choses. C’est encourageant!

Q. : Le prolongement de l’autoroute 20, vous y croyez toujours?

R. : On en parle depuis tellement longtemps. En 1989, c’était dans le décor! Nous sommes la seule région qui ne possède pas un lien autoroutier adéquat. On en connaît tous les conséquences. La sécurité des automobilistes est en jeu. Il est urgent d’agir, c’est certain. Le problème est que sous les libéraux, le projet a été retiré du Plan québécois des infrastructures (PQI). À l’époque, ce gouvernement avait ciblé d’autres priorités. La bonne nouvelle est qu’aux dernières élections, les caquistes ont promis de remettre ce projet dans le PQI. Alors je demeure convaincu que nous pourrons ramener le prolongement de l’autoroute 20 dans les discussions au printemps.

2019 – Rencontre du Conseil climat de la MRC Rimouski-Neigette

Q. :   Comment se fait-il que le Conseil climat, ce regroupement que vous avez mis en place, soit lié à l’autoroute 20?

R. : Tous les gens assis autour de cette table devront à mon avis participer aux discussions sur le sujet lorsqu’elles reprendront. Il y a effectivement un consensus économique à ce propos. Cependant, nous ne pouvons plus aborder ce dossier comme avant. Après tout ce temps, les enjeux environnementaux et les changements climatiques nous amènent à réfléchir autrement. Tout ce qui touche l’acceptabilité sociale s’avère beaucoup plus délicat qu’il y a dix ans. Autrement dit, beaucoup de choses ont changé. Il faudra reprendre les discussions pour nous assurer d’obtenir un lien autoroutier moderne. Il faudra prendre l’occupation du territoire en considération. C’est une préoccupation très importante pour moi. Il ne faut pas négliger les villages qui longent le fleuve. Il y a la crise climatique, la protection des berges, l’aspect économique et celui de la sécurité qui entrent en ligne de compte.

Je demeure convaincu que la population devra s’engager dans cette démarche. Oui, nous voulons un meilleur lien. C’est absolument incontournable! J’ai vraiment hâte, comme bien des gens, de voir le tracé qui nous sera proposé, mais je suis réaliste… il faudra être patient!

Natif de la région, Harold LeBel est arrivé à Rimouski en 2014 après avoir travaillé pendant 20 ans dans les cabinets politiques à Québec. Maintenant, il se considère comme Rimouskois, c’est certain. Avec le recul, il est persuadé que l’expérience acquise à Québec le sert au quotidien dans ses fonctions de député de Rimouski. Il dispose d’une équipe accueillante au bureau de circonscription et tout aussi présente que lui sur le terrain. Il estime que l’accessibilité demeure primordiale dans un contexte où il doit comprendre les requêtes et revendications pour bien guider les gens.

Rappelons qu’à l’occasion de la campagne électorale qui lui a accordé un deuxième mandat en 2018, l’idée a surgi de cibler ses enjeux locaux pour qu’ils ressortent du lot dans le programme provincial et surtout, que les citoyens et les citoyennes de sa circonscription en prennent connaissance.

L’outil de travail « Les 12 travaux d’Harold » venait ainsi au monde. Ce qui devint un guide reflète très bien les objectifs de celui qui est considéré à Québec comme LE représentant de Rimouski depuis son élection en 2014. « Il fallait quelque chose de simple à retenir et à analyser au besoin par les citoyens que je représente », explique le député de Rimouski. En 12 points, dont certains englobent plusieurs thèmes et catégories, cette liste a permis au député de Rimouski de garder le cap sur les enjeux qui, à son avis, restent prioritaires.

Les douze travaux d’Harold : 

  

1- Établir une faculté de médecine à Rimouski.

2- Instaurer un service de proximité en santé pour desservir le Haut-Pays.

3- Créer de nouvelles places en CPE.

4- Donner de meilleures conditions de vie aux aînés.

5- Déployer des initiatives culturelles et touristiques à Rimouski et dans le Haut-Pays.

6- Soutenir et appuyer des projets de relance des domaines agricole et forestier.

7- Développer une véritable stratégie d’action en matière d’environnement.

8- Concrétiser des infrastructures (autoroute 20) et un modèle de transport moderne.

9- Développer l’économie.

10- Appliquer un plan d’action favorisant l’attractivité.

11- Soutenir les initiatives de lutte contre la détresse chez les jeunes, la pauvreté et l’exclusion sociale.

12- Accompagner les citoyens et citoyennes dans le cheminement de leurs dossiers et de leurs projets.

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