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La pauvreté et la détresse — « Je souhaite que ça cesse! »

Un peu plus de trois ans après avoir été réélu député de Rimouski à l’Assemblée nationale du Québec, Harold LeBel, entouré de son équipe, observe, analyse et commente les 12 priorités qu’il s’est fixées pour son présent mandat. L’heure est maintenant venue d’apporter les compléments d’information pour chaque tâche d’Harold.

Q. : Cette fois, nous aborderons le onzième point dans la liste de vos engagements : soutenir les initiatives de lutte contre la détresse chez les jeunes, la pauvreté et l’exclusion sociale. Pourquoi ces enjeux figurent-ils au palmarès de vos priorités?

R. : Je pense qu’il faut se poser la question suivante : est-ce qu’on accepte notre société telle quelle avec la pauvreté et la détresse chez les jeunes comme on les connaît aujourd’hui? Le visage de la pauvreté et de la détresse a changé. J’avais été bien impressionné de constater que la santé mentale constituait une des préoccupations des associations étudiantes que j’ai visitées à mon arrivée en politique. À l’époque où j’ai milité comme étudiant, ça faisait pas ou peu partie de nos priorités. Ç’a été à ce moment-là une révélation et, plusieurs s’en souviendront, je suis intervenu souvent en commission parlementaire à ce sujet. C’est majeur, d’autant plus avec la pandémie, qui n’a certainement pas amélioré les choses. Je dois l’avouer, cette situation m’inquiète! Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Ici au Bas-Saint-Laurent, avant la pandémie, 26 % des élèves du secondaire déclaraient un haut niveau de détresse psychologique. Imaginez aujourd’hui, après les confinements, l’isolement social, la privation de sport et de culture. Il est clair que je mettrai la détresse des jeunes en priorité dans les prochains mois.

Le député de Rimouski, Harold leBel, avec la coordonnatrice de l’Auberge du coeur Le Transit, Sophie Groleau, et avec sa directrice générale, Linda Lepage.

Q. : Croyez-vous vraiment possible d’enrayer l’anxiété chez les jeunes?

R. : Il faut trouver des solutions et j’essaie de voir comment nous pourrions faire avec les cégeps et les universités, mais ce n’est pas suffisant. Un élément encourageant dans tout cela, c’est que le ministre délégué à la Santé du gouvernement actuel, Lionel Carmant, travaille sur un projet expérimental potentiellement très intéressant, à mon avis. Monsieur Carmant a entre autres mis en place un projet-pilote qui consiste à créer des aires ouvertes dans les régions. Celles-ci donnent accès à des spécialistes de façon informelle et, surtout, rapidement. Cette expérience se déroule présentement, notamment dans le secteur de Rivière-du-Loup. J’aimerais que Rimouski, ville étudiante, et toute la circonscription que je représente puissent bénéficier de cette approche.

Le député de Rimouski, Harold LeBel, en discussion avec la directrice générale de Moisson Rimouski-Neigette, Sophie Lajoie.

Il est évident qu’il faut revoir nos outils d’intervention et la façon de les utiliser pour mieux joindre les jeunes. Malgré la pandémie qui sévit et qui a ralenti nos élans dans leur forme traditionnelle, je suis persuadé qu’il nous faut se préparer maintenant pour demain et en profiter pour mettre en place des méthodes nouvelles, avant-gardistes même, de façon à être prêts et saisir l’impulsion du moment lorsque les circonstances se montreront plus favorables, après cet épisode de COVID-19.

Q. : Quant à la pauvreté, comment l’enrayer?

R. : C’est connu, ce dossier me touche profondément, pour avoir gravité et même travaillé dans le milieu communautaire au cours des années 1980. Récemment, on a souligné un anniversaire important, les 20 ans de l’adoption de la Loi de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. C’était du jamais vu! J’étais directeur de cabinet à cette époque. C’était une belle réussite! Depuis, de nombreux plans d’action ont été mis en place afin de tenter d’éradiquer la pauvreté et l’exclusion sociale. On a vu arriver les centres de la petite enfance et on en connaît les bienfaits aujourd’hui!

Malheureusement, le visage de la pauvreté a changé. Plusieurs groupes luttent pour contrer la pauvreté, mais alors que les statistiques démontrent que l’aide sociale diminue, des études démographiques indiquent que la pauvreté ne cesse de croître. Mince consolation, tous les groupes travaillent ensemble et de mon côté je soutiens leurs initiatives.

Le député de Rimouski, Harold LeBel, en compagnie de l’ex-directrice maintenant retraitée du Répit du Passant à Rimouski, Marguerite Pelletier.

Maintenant, il faut revoir la loi adoptée il y a vingt ans. Est-elle toujours adéquate de nos jours? Je pense que de grands pans sont devenus obsolètes. Une mise à jour s’impose.

Mon objectif ultime serait d’éliminer complètement la pauvreté. Je souhaite que notre société se donne les moyens pour que ça cesse plutôt que de miser sur les moyens pour que ça continue. À mon avis, il faut investir davantage dans la prévention et l’accompagnement. Objectivement, le défi est grand. Je garde donc à l’esprit et je demeure confiant que cet enjeu de société ne restera pas une normalité! 

Natif de la région, Harold LeBel est arrivé à Rimouski en 2014 après avoir travaillé pendant 20 ans dans les cabinets politiques à Québec. Maintenant, il se considère comme Rimouskois, c’est certain. Avec le recul, il est persuadé que l’expérience acquise à Québec le sert au quotidien dans ses fonctions de député de Rimouski. Il dispose d’une équipe accueillante au bureau de circonscription et tout aussi présente que lui sur le terrain. Il estime que l’accessibilité demeure primordiale dans un contexte où il doit comprendre les requêtes et revendications pour bien guider les gens.

Rappelons qu’à l’occasion de la campagne électorale qui lui a accordé un deuxième mandat en 2018, l’idée a surgi de cibler ses enjeux locaux pour qu’ils ressortent du lot dans le programme provincial et surtout, que les citoyens et les citoyennes de sa circonscription en prennent connaissance.

L’outil de travail « Les 12 travaux d’Harold » venait ainsi au monde. Ce qui devint un guide reflète très bien les objectifs de celui qui est considéré à Québec comme LE représentant de Rimouski depuis son élection en 2014. « Il fallait quelque chose de simple à retenir et à analyser au besoin par les citoyens que je représente », explique le député de Rimouski. En 12 points, dont certains englobent plusieurs thèmes et catégories, cette liste a permis au député de Rimouski de garder le cap sur les enjeux qui, à son avis, restent prioritaires.

Les douze travaux d’Harold : 

  

1- Établir une faculté de médecine à Rimouski.

2- Instaurer un service de proximité en santé pour desservir le Haut-Pays.

3- Créer de nouvelles places en CPE.

4- Donner de meilleures conditions de vie aux aînés.

5- Déployer des initiatives culturelles et touristiques à Rimouski et dans le Haut-Pays.

6- Soutenir et appuyer des projets de relance des domaines agricole et forestier.

7- Développer une véritable stratégie d’action en matière d’environnement.

8- Concrétiser des infrastructures (autoroute 20) et un modèle de transport moderne.

9- Développer l’économie.

10- Appliquer un plan d’action favorisant l’attractivité.

11- Soutenir les initiatives de lutte contre la détresse chez les jeunes, la pauvreté et l’exclusion sociale.

12- Accompagner les citoyens et citoyennes dans le cheminement de leurs dossiers et de leurs projets.

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