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La saison des nids de poule est bien en cours

Des employés municipaux effectuant des travaux de colmatage. (Photo: courtoisie)

Le Journal le Soir amorce aujourd’hui une série de reportages qui porteront sur la circulation automobile dans les rues de Rimouski, concernant notamment l’état des infrastructures et la sécurité des usagers.

À tout seigneur tout honneur, dirait-on, qui dit printemps dit nids de poule. Il semble que les changements climatiques ne procurent aucun répit à nos voies de circulation terrestres. On nous rapporte que les bris de chaussée seraient les plus importants des dernières années.

Six voitures en une demi-journée

« On a eu beaucoup de réparations à faire sur des pneus et des roues et cela était dû à des nids de poule d’après les automobilistes concernés. Vendredi dernier, en seulement une demi-journée, on a eu six voitures à réparer consécutivement. C’était peut-être pire que d’habitude à ce moment-là, mais je crois que la Ville a multiplié les réparations depuis le début de cette semaine-ci et les cas ont baissé. La semaine passée, par contre, c’était intense », mentionne Marc Duchesne, de Service Auto Duchesne sur le boulevard Saint-Germain dans Nazareth, un endroit justement très affecté.

Changements importants

Le coordonnateur aux opérations des travaux publics de la Ville de Rimouski, Éric Dionne, rappelle que Dame Nature nous a servi toute la gamme des traitements possibles et inimaginables au cours des dernières semaines : froid intense, redoux, verglas, tempêtes de neige, températures passant d’un extrême à l’autre. Rien pour ménager les couches de pavage. On ne peut pas blâmer le Service des travaux publics pour le mauvais temps, mais il doit composer avec les problèmes qu’il cause.

« On commence en effet à vivre cette fameuse période annuelle des nids de poule. Les changements de température brusques font mal. Des précipitations importantes de neige se sont ajoutées dernièrement, pour faire en sorte d’entraîner beaucoup de neige fondante et d’eau de ruissellement sur la chaussée. L’environnement fait en sorte que cette eau a parfois de la difficulté à se rendre dans les égouts pluviaux et demeure stagnante. La chaussée devient humide et souffre des refroidissements le soir. S’en suivent gel et dégel. L’asphalte, c’est poreux. L’eau vient s’infiltrer dans la surface et engendre l’éclatement de la structure, fragilisée par le fait même par le passage des véhicules. À partir du 21 mars prochain, on est dans la période du gel et du dégel. Les structures sont vraiment à leur plus fragile », précise-t-il.

Réparations

« On a commencé à faire des réparations et on apprécie quand les gens nous signalent des endroits qui ont besoin de travaux. On fait l’inspection du réseau régulièrement, mais quand les citoyens nous signalent des endroits problématiques, on se dépêche à y mettre les ressources nécessaires ou la signalisation nécessaire. Tout ça en fonction de la dégradation de la chaussée, mais aussi des impacts que ça peut avoir sur les automobilistes et la circulation », explique Éric Dionne.

Confusion

Ce dernier souligne par ailleurs qu’il y a parfois de la confusion sur l’identité des autorités auxquelles il incombe de faire les travaux. « La route 132, par exemple, est sous notre responsabilité entre la « côte des Pavages » à l’entrée du district Sacré-Cœur, jusqu’à la ruelle située tout juste devant le centre commercial le Carrefour Rimouski. Donc, aux deux extrémités, au Bic et à Rimouski-Est, c’est le ministère des Transports qui a la responsabilité des réparations et de l’entretien de la chaussée. »

Investissements annuels

« C’est spécial à cette époque-ci de l’année, car on se trouve présentement exactement dans la période transition entre les travaux de déneigement et le début des travaux de pavage. On se bat pour dégager nos rues afin de les assécher le plus possible, pour ensuite prévenir la détérioration prématurée de nos surfaces », remarque Éric Dionne.

« Cependant, il faut commencer par enlever la neige et des fois, il faut dégeler les puisards. Même les conduites souterraines sont parfois encore gelées. Il faut s’assurer que l’eau soit bien éliminée avant d’amorcer la migration vers le colmatage des fissures. On va pouvoir aussi mettre du bitume à chaud. On a une usine de recyclage qui récupère les matières de nos précédents travaux. On se fait de l’asphalte à chaud qui augmente la durabilité des réparations printanières. Cette opération avec de l’asphalte chaude devrait commencer d’ici une semaine. Nos effectifs sont au maximum et en train de migrer vers les opérations de saison. Mais, dans le fond, vous savez, on fait toujours des travaux de réparation de la chaussée. Il y en a aussi en période hivernale; on s’en occupe à longueur d’année. Quand c’est plus qu’un nid de poule, qu’il y a des bris d’eau, on met une balise. La phase suivante sera le recouvrement de la période estivale que l’on confie à des sous-traitants  », constate le coordonnateur des travaux publics.

La Ville achète pour environ 6 M$ d’asphalte par année. Par contre, ces dépenses ne sont pas toujours assumées entièrement par la Ville, qui peut souvent profiter de subventions.

La circulation à Rimouski

Le Journal Le Soir s’intéresse par ailleurs aux situations et conditions qui peuvent causer des accidents dans les différents secteurs de la Ville. Par exemple, nous irons constater si les automobilistes respectent bien le Code de la route sur l’avenue Belzile, à l’approche des feux de circulation « jumeaux », entre les rues de l’Évêché et Saint-Jean-Baptiste. L’ensemble que constituent les deux feux situés de part et d’autre de la voie ferrée et le virage protégé à droite n’est pas bien compris par les conductrices et conducteurs, selon ce qu’a déjà pu constater l’auteur de ces lignes, qui entend bien y retourner.

Abords des écoles

Les abords des écoles sont d’autres endroits où la circulation n’est pas toujours sécuritaire. De même, certaines périodes critiques feront l’objet de notre enquête en certains lieux. Le Journal le Soir ira aussi explorer en ce sens et lance un appel à ses lecteurs. Ceux qui ont des suggestions à formuler sur des reportages en matière de sécurité routière sont invités à nous écrire à info@journallesoir.ca.

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