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Le meurtrier Steve Lévesque ne pourra être libéré avant 16 ans

(Photo: Unsplash photos)

Steve Lévesque, 48 ans, reconnu coupable par un jury du meurtre au deuxième degré de Maxime Dugas-Lepage, 27 ans, survenu le 22 janvier 2020 à Sainte-Anne-des-Monts a reçu sa sentence ce jeudi midi au palais de justice de Rimouski.

Le juge de la Cour supérieure du Québec, François Huot, a repris plusieurs décisions de cas semblable dans la lecture de sa décision qui a duré près d’une heure. Il a conclu en demandant à l’accusé de se lever pour lui annoncer qu’il ne serait pas éligible à une libération conditionnelle avant 16 ans. Rappelons que la détention à perpétuité est automatique pour un meurtre au deuxième degré. C’est le nombre d’années avant l’admissibilité à la libération conditionnelle qui varie entre 10 et 25 ans.

« Il y a peu de facteurs atténuants et plusieurs facteurs aggravants chez Steve Lévesque. Son détachement dans les heures suivants le crime et la façon dont il a organisé la disposition du corps de la victime donne froid dans le dos. Les proches de la victime n’ont pas pu lui dire adieu puisque le corps n’a jamais été retrouvé après avoir été jeté dans la rivière des Mille-îles », a mentionné le magistrat.

La sentence comprend également une interdiction de posséder des armes à perpétuité et un prélèvement d’ADN pour analyse génétique.

Prison à vie

La culpabilité à une accusation de meurtre au 2e degré implique automatiquement la prison à vie. C’est donc sur le nombre d’années avant la possibilité de demander une libération conditionnelle qui a été débattu par les deux avocats lors des représentations sur sentence, le 22 juin.

Le procureur de la Couronne, Me Jérôme Simard, réclamait un délai de 16 ans tandis que l’avocat de l’accusé, Me Pierre Lécuyer, estime que 12 ans seraient un délai raisonnable. « Il faut comprendre qu’on parle de la possibilité de demander une libération. C’est loin d’être automatique. Dans 12 ans, M. Lévesque aura 60 ans. Ce sera à lui de convaincre la commission des libérations conditionnelles », plaidait-il.

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