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Le projet de la maison-mère en péril

Serviloge lance un cri d'alarme en raison de l'explosion des coûts
La résidence des Soeurs du Saint-Rosaire, à Rimouski. (Photo: Pierre Michaud-archives)

Annoncée en grande pompe l’hiver dernier, la construction de nouveaux logements sociaux dans une partie de la maison-mère de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-St-Rosaire pourrait finalement ne jamais se concrétiser en raison de l’explosion des coûts dans l’industrie.

Serviloge, l’organisme mandaté pour développer l’immobilier social à Rimouski, a annoncé ce matin (mardi) ne plus être en mesure de réaliser la première phase du projet envisagé sans une forte bonification des subventions gouvernementales.

Évaluée au départ à 12 M $, la facture nécessaire à l’érection de 44 premiers logements a grimpé à 22 M $ dans les derniers mois, alors que l’argent public déjà promis atteint seulement 7,7 M $. Dans cette première phase, la part financière de la Ville de Rimouski s’élève à environ 700 000 $.

La deuxième partie, soit la construction de 47 appartements, se chiffrait sommairement à 22 M $ avant l’explosion des coûts. Elle n’a pas été chiffrée depuis ce temps. Uniquement pour cette phase, Rimouski devra débourser 6 M $. Dans ce contexte, impossible d’aller de l’avant sans aide supplémentaire provenant d’Ottawa et de Québec.

« Entre le temps où on a déposé les projets et aujourd’hui, ils ont presque doublé en raison de l’augmentation de la valeur des matériaux et la main d’œuvre. On a besoin d’une majoration (des subventions accordées), mais aussi la dérogation de certains paramètres des programmes disponibles, parce que la clientèle visée ne recherche pas seulement du logement abordable, mais aussi du logement social. Il faut que ces deux projets se réalisent rapidement, parce que les besoins sont urgents », clame la présidente de Serviloge, Francine Saint-Cyr.

La présidente de l’organisme Serviloge, Francine Saint-Cyr et le maire de Rimouski, Guy Caron. (Photo Olivier Therriault)

La question de l’urne

La requalification de la maison mère des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, qui prévoyait la construction de 300 logements et chambres évalués à 50 M $ pendant les six prochaines années, se trouve au cœur de la stratégie de Guy Caron pour sortir Rimouski de la crise du logement qui affecte son développement.

Dans ce contexte, le maire n’hésite pas en à faire la question de l’urne en vue de l’élection du 3 octobre. M. Caron demande à l’ensemble des candidats dans Rimouski de s’engager concrètement pour la construction de nouveaux logements.

« Je laisse la chance aux citoyens de décider par eux-mêmes, mais jeudi dernier, j’étais à Montréal au Sommet de l’Union des municipalités du Québec. Avec les autres maires, on regardait le Face-à-Face (de TVA) et il n’y a eu aucune mention du logement pendant le débat. C’est l’enjeu critique à Rimouski et dans plusieurs municipalités, dont Montréal et on n’en parle pas. C’est clairement un enjeu sur lequel Québec a une grande responsabilité. Je suis déçu, mais il reste deux semaines dans la campagne. Ce n’est pas trop tard d’en parler. On a besoin d’investissements massifs », martèle Guy Caron.

Trois candidats s’engagent auprès de la Ville

Présents à la conférence de presse, Samuel Ouellet (PQ), Carol-Ann Kack (QS) et Pierre Beaudoin (Climat Québec) ont tous promis d’aider activement la Ville de Rimouski et Serviloge à concrétiser la construction de logements sociaux dans la maison-mère de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-St-Rosaire, s’ils étaient élus le 3 octobre prochain.  

Les candidates de la Coalition Avenir Québec et du Parti conservateur du Québec, Maïté Blanchette-Vézina et Stéphanie Du Mesnil, brillaient par leur absence.

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