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Sursis de six mois pour FARI

Une esquisse du projet de Groupe FARI sur la rue des Flandres. Un investissement de plus de 20 M$ est en cause. (Photo: capture d’écran, Ville de Rimouski)

Le projet du promoteur Groupe FARI de construire une résidence pour personnes âgées de six étages dans le district Saint-Pie-X, à Rimouski, est toujours bien vivant.

Le maire Guy Caron, a confirmé, hier soir, que Groupe FARI dispose encore de six mois pour exercer son droit d’option sur le terrain que la Ville lui a proposé, sur la rue des Flandres. Il s’agit d’un projet de plus de 20 M$ qui prévoit la construction de quelque 170 unités d’habitation. Le projet a suscité beaucoup d’opposition dans le secteur, incitant notamment quelques résidents à déposer une demande d’injonction. Cet aspect légal a fait l’objet d’une entente.

« La balle est dans leur camp. Pour l’instant, Groupe FARI est le seul acheteur pour ce terrain, pour l’usage qui a été défini, dans le cadre de son projet », a indiqué monsieur le maire.

Le vaste terrain réservé au Groupe FARI pour son projet sur la rue des Flandres. (Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Crise du logement

Par ailleurs, monsieur Caron précise aussi que la Ville entend sérieusement s’attaquer à la crise du logement. Un comité de travail élargi a été mis en place et un plan stratégique sera dévoilé en janvier. Monsieur Caron signale par ailleurs qu’une somme de 260 000 $ a été ajoutée au fonds du logement social lors de l’annonce du budget 2023, la semaine dernière.

« Le fonds s’élève maintenant à 1,70 M$. C’est le genre d’investissement dont on aurait besoin pour s’assurer que la Ville puisse remplir toutes les exigences par rapport aux contributions municipales qui sont nécessaires dans les projets de logements sociaux et de logements abordables. Dans le cas du programme Habitation abordable du Québec, le gouvernement demande que la contribution d’une ville soit de 40% du montant versé par la Société d’habitation du Québec (SHQ) », mentionne-t-il.

Maison du gardien

Le maire Caron répète par ailleurs aux citoyennes de Saint-Robert à l’origine du projet de transformer la maison du gardien du parc Ernest-Lepage en maison des jeunes, Claire Dubé et Chantal Marin, qu’elles doivent obligatoirement passer par le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent qui gère le réseau de maisons des jeunes.

La maison du gardien du parc Lepage. (Photo: Facebook-Proposition Maison des Jeunes du parc Lepage)

Les deux dames font valoir qu’elles ont beaucoup avancé dans leur projet, mais monsieur Caron a indiqué que la mise à niveau de la maison du gardien coûterait au bas mot 300 000 $ et qu’elle est toujours la propriété de la Ville.

« Si le CISSS nous dit qu’il est intéressé à avoir une autre maison des jeunes et qu’il a les budgets pour le faire, on va certainement regarder la situation. Il faut cependant comprendre qu’il y a une semaine, 10 jours, madame Marin nous a mentionné que la personne du CISSS ne lui retournait pas ses appels. Vous comprendrez que j’ai été surpris lorsqu’elle a dit qu’il ne manque qu’une réponse de la Ville pour aller de l’avant. »

(Avec la collaboration de Véronique Bossé)

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