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Palmarès 2022 : Rimouski va vers l’Est

Il y a 10 ans, on en était toujours à développer le secteur des Prés du Saint-Rosaire. (Photo: Pierre Michaud- archives)

(NDLR):Le Journal Le Soir modifie un peu sa façon de faire pour la revue de l’année 2022. Plutôt que de présenter les nouvelles les plus importantes de chaque mois, nous avons réalisé le palmarès des 15 nouvelles les plus lues de l’année. Elles sont présentées sans ordre chronologique, mais plutôt en tenant de compte de l’intérêt suscité chez nos lecteurs. Dernière de la série.

MAI-L’année 2022 marque un tournant important dans le développement résidentiel, à Rimouski, tandis qu’après Saint-Pie-X et Sacré-Cœur, elle se tourne vers Pointe-au-Père.

La Ville de Rimouski entend développer un nouveau secteur résidentiel très important au sein même du district de Pointe-au-Père, dans ce que le maire Guy Caron qualifie de « plus important développement résidentiel depuis les Prés du Saint-Rosaire. »

C’est dans le secteur de la rue des Pluviers, entre deux concessionnaires automobiles installés le long du boulevard Sainte-Anne/route 132, que la Ville prévoit l’implantation d’une centaine d’unités de logements, selon monsieur Caron. « Ces terrains ont été acquis sous l’administration Forest (2005-2016) », indique-t-il.

Le développement des Prés du Saint-Rosaire, entre la 2e rue et le chemin du Sommet, dans Saint-Pie-X, a vu l’érection de plus de 500 résidences de toutes sortes depuis les années 1990.

Grands terrains

C’est un peu « un quartier dans le quartier » que prévoit monsieur le maire, lorsque le projet sera à terme. « Je n’aime pas abuser de cette expression, mais c’est « un milieu de vie » complet que l’on veut ériger à cet endroit. On a ici de grands terrains qui appartiennent à réserve foncière de la Ville de Rimouski, où on va développer un projet original. »

« On parle de peut-être une centaine d’unités de logement, mais ça va énormément dépendre des résultats de la consultation publique. Car le projet est si important que ce ne sont pas seulement les citoyens de Pointe-au-Père qui seront invités aux assemblées de consultation, mais tous les Rimouskois. »

Le boulevard Sainte-Anne, dans Pointe-au-Père. (Photo: archives)

Programme particulier d’urbanisme

« Il y a un aspect intéressant, c’est qu’on place le projet dans le cadre d’un Programme particulier d’urbanisme (PPU). Ce n’est pas juste une question de mettre des maisons là, c’est vraiment une vue d’ensemble avec du résidentiel et du commercial différents types de bâtiments résidentiels -unifamilial, jumelés, multi logements- pour assurer une densité et assurer une qualité de vie, prendre en considération les besoins institutionnels, au point de vue des écoles et d’autres éléments qui assurent la vitalité d’une communauté. Ce ne sera pas un nouveau quartier, mais une partie importante de Pointe-au-Père », précise aussi monsieur Caron.

Le maire Guy Caron (Photo: Ville de Rimouski)

Pénurie de logements

« Au lieu d’utiliser un Projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI), on utilise un PPU. C’est un outil utilisé par des villes pour de grands projets. À Montréal, il y en a 18 présentement. Le plus connu est le projet Griffin Town. Ce n’est pas le genre de processus que tu utilises pour une rue ou pour un projet comme celui de Groupe FARI. Ça s’applique au développement de grands espaces. »

« C’est un outil pour un secteur comme la rue des Pluviers, qui est propice à un PPU. D’ailleurs, Rivière-du-Loup vient d’en annoncer un pour son centre-ville et on pourrait même considérer cet outil pour le développement de notre propre centre-ville, car le centre-ville est très important pour les gens de Rimouski. Dans le contexte d’une pénurie de logements, c’est un outil dont on doit se prévaloir, surtout dans une grande zone qu’on veut développer de façon harmonieuse », souligne Guy Caron.

Qualité de vie

« C’est un projet qui va dans le sens des besoins de Rimouski et qui répond à notre désir de densification. Tout ça entre en ligne de compte et j’espère qu’on ira dans la direction d’une plus grande mixité des usages commerciaux et résidentiels et quand on parle de commerces, on parle de commerces de proximité. »

« On va mettre l’accent sur avoir le maximum de personnes dans ce nouveau secteur et accroître la densification d’une manière qui procure une qualité de vie harmonieuse. Pour les gens qui se préoccupent des effets du développement sur la circulation, cela fait justement partie intégrante des considérations d’un Plan particulier d’urbanisme », croit monsieur Caron.

Visite du premier ministre

Par ailleurs, on a justement discuté de la crise du logement et d’autres enjeux importants pour la capitale régionale, au bureau de monsieur Caron, ce matin, alors que le premier ministre du Québec, François Legault, et la ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Caroline Proulx, ont rencontré le maire rimouskois et le directeur général, Marco Desbiens.

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