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Libération conditionnelle pour Harold LeBel

L'ex-député de Rimouski séjournera en maison de transition après avoir purgé le quart de sa peine
Harold Lebel, quelques minutes avant de recevoir sa sentence au palais de justice de Rimouski. (Photo journallesoir.ca- Véronique Bossé)

Harold LeBel peut sortir de prison. Ses « regrets sincères » et son introspection durant ses huit semaines passées derrière les barreaux lui permettent d’être admissible à la libération conditionnelle.

Il séjournera maintenant en maison de transition afin de poursuivre sa démarche thérapeutique auprès d’un psychologue.

« Vous exprimez des regrets sincères et faites preuve d’empathie envers la victime. En détention, vous vous êtes montré repentant », indique la Commission québécoise des libérations conditionnelles dans sa récente décision concernant l’ex-député de Rimouski.

Comme le rapporte le Journal de Montréal, Lebel ne nie plus avoir commis une agression sexuelle sur une jeune femme en octobre 2017.

Reconnu coupable par un jury d’un chef d’agression sexuelle, en novembre dernier, il a été condamné à une peine de détention de huit mois, suivie d’une période de probation de deux ans.

Harold Lebel et son avocat, Me Maxime Roy. (Photo journallesoir.ca- Olivier Therriault)

Harold LeBel devra s’enregistrer au registre des délinquants sexuels pour 20 ans et se soumettre à un prélèvement d’ADN pour analyse génétique. Une interdiction de posséder des armes est aussi imposée par le tribunal pour une durée de 10 ans.

Alors qu’elle était de passage à Rimouski et qu’il l’hébergeait chez lui, LeBel l’a embrassée et a défait son soutien-gorge. Puis, alors qu’elle était couchée, l’ancien représentant péquiste l’a rejointe dans le lit escamotable pour la toucher et la flatter avant d’insérer un doigt dans son anus.

« C’était absolument interminable. Je me disais qu’il allait arrêter, qu’il allait s’endormir, mais ça continuait », avait témoigné la victime devant le jury.

« Un état de lassitude »

LeBel avait toujours nié l’agression, mais son séjour derrière les barreaux semble lui avoir ouvert les yeux sur le fait qu’il n’avait « pas bien géré » la situation.

« Vous avez agi sans aucune considération pour la victime, laquelle ne manifestait aucun consentement aux gestes que vous avez posés, a rétorqué la Commission. Vous vous êtes imposé à elle et avez fait fi de sa volonté. »

Comme l’écrit le journaliste Michael Nguyen, l’agresseur a ensuite expliqué que derrière sa confiance au travail se cachait « un état de lassitude », avec une consommation d’alcool comme « exutoire » à ses problèmes.

L’ex-député de Rimouski, Harold Lebel. (Photo courtoisie)

« La peur de l’abandon, du rejet, de décevoir, ainsi que de la solitude, sont des thèmes récurrents au sein de votre discours », ont noté les commissaires.

Rapports favorables

Mais comme Harold LeBel semble avoir cheminé et que les rapports le concernant sont « unanimement favorables », la Commission lui a accordé le droit de quitter la prison, afin de favoriser sa réinsertion sociale. Il devra par contre résider dans une maison de transition et suivre une thérapie jusqu’au 16 avril.

Et comme il semble que l’alcool a joué un rôle dans l’agression sexuelle qu’il a commise, il lui sera interdit d’en consommer. Il devra également s’abstenir de tout contact avec la victime.

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