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Le Bloc veut rompre notre dépendance aux énergies fossiles

Maxime Blanchette-Joncas confrontera les libéraux sur la question environnementale
(Photo: Unsplash photos)

En cette semaine de rentrée parlementaire à Ottawa, le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques Maxime Blanchette-Joncas du Bloc Québécois a accordé au Journal le Soir une longue entrevue sur les dossiers à surveiller à la Chambre des communes au cours des prochains mois. Nous vous présentions vendredi dernier une partie de l’entretien portant sur l’itinérance et la crise du logement. Le sujet du jour en ce lundi: la lutte aux changements climatiques.

Comme vous l’aurez remarqué, l’été 2023 au Québec fut marquée par les feux de forêt et les pluies abondantes, sans parler des ravages que causent l’érosion des berges et la submersion côtière chaque année.

La plupart se rappelleront des épisodes de smog au Bas-Saint-Laurent, alors que la fumée est parvenue à maintes reprises à traverser le fleuve Saint-Laurent en provenance de la Côte-Nord, souvent mieux que bien des traversiers.

D’autres se souviendront aussi de la période estivale comme d’une succession interminable de journées de pluie, particulièrement les maraichers, qui ont dû composer avec la moisissure des récoltes notamment.

Les conséquences d’une situation climatique qui s’enlise se font sentir plus que jamais. Devant l’ultimatum lancé par la planète, Maxime Blanchette-Joncas et le Bloc Québécois assurent que la lutte aux changements climatiques figure parmi leurs priorités les plus importantes.

Maxime Blanchette-Joncas se lève en Chambre durant la période des questions / stands up to speak during question Period Ottawa, ONTARIO, le 17 May, 2023. © HOC-CDC Credit: Bernard Thibodeau, House of Commons Photo Services

Le Canada, une « pétromonarchie »

Le parti souhaite accélérer la transition énergétique et propose même de rompre notre dépendance aux énergies fossiles.

« Ce qui s’est passé dans les derniers mois (feux de forêt) a eu des impacts majeurs sur la santé des gens et sur les emplois en région, notamment chez les travailleurs forestiers, qui œuvrent dans une industrie extrêmement importante pour l’économie du Québec. Ce n’est pas facile non plus pour les agriculteurs de chez nous, qui ont fait face à des sécheresses graves au fil des ans et qui ont lutté cette année contre les précipitations excessives. On est extrêmement préoccupés par la situation économique, mais il faut garder en tête que les changements climatiques vont coûter cher à tout le monde. Concrètement, il suffit d’imaginer toutes les réparations que nous aurons à faire au cours des prochaines années en raison de tempêtes dévastatrices » indique Maxime Blanchette-Joncas.

Vue aérienne du barrage Daniel-Johnson et du réservoir sur la rivière Manicouagan (Photo courtoisie Hydro Québec)

Le député bloquiste estime que le Québec se retrouve dans une position enviable pour un virage énergétique et qu’il doit en profiter pour devenir un leader national.

« On est un pôle majeur en matière d’énergies renouvelables, oui pour la transformation des ressources, mais aussi pour nos chercheurs de renommée. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain; le Québec a pris des décisions pivots au fil des dernières décennies, notamment pour former la filière hydroélectrique et bientôt la filière batterie. Aujourd’hui, ces décisions-là sont payantes et il faut que le gouvernement fédéral comprenne la même chose au lieu de continuer d’investir dans les énergies fossiles comme le pétrole. Quelle dépense majeure a-t-il fait dernièrement? : L’achat d’un pipeline! Ça a coûté environ 30 milliards. Combien de logements on pourrait construire pour ce prix-là? Combien de gens bénéficieraient de cet argent-là s’il était investi dans les transferts en santé aux provinces? Les libéraux se disent verts, mais ils investissent plus dans les entreprises gazières que les conservateurs sous Harper », déplore-t-il.

Maxime Blanchette-Joncas conclut en mentionnant qu’il sera « impossible » de réellement lutter contre les changements climatiques tant que le Canada restera une « pétromonarchie ».

Selon la Régie de l’énergie du Canada (REC), la production de pétrole brut au pays a connu une forte croissance depuis 30 ans, passant de 1,7 million de barils par jour en 1990 à 4,7 en 2019.

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