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Une situation financière préoccupante pour la Coop Paradis

La directrice générale Corine Jacob s'abstient toutefois de dire que son avenir est « menacé »
La Coopérative Paradis, située sur la rue Michaud, à Rimouski. (Photo courtoisie Coop Paradis)

Bien qu’elle s’abstienne de dire que l’avenir de la Coop Paradis est « menacé », la directrice générale Corine Jacob admet être préoccupée par la situation financière de l’organisme culturel.

Rappelons que la Ville de Rimouski a accordé lundi soir une aide d’urgence de 62 500 $ à la Coop Paradis afin de la « soutenir dans son projet de relocalisation ».

La directrice générale précise toutefois qu’aucun déménagement n’est prévu et que l’organisme n’a toujours pas identifié de nouvel emplacement.

« Un certain montant de l’aide d’urgence sera utilisé pour analyser la situation de notre bâtiment actuel afin de mieux connaître son état et ses capacités à nous garder logés où nous sommes. Une autre portion de ce montant nous permettra de stabiliser les activités du Paradis afin, d’une part, de soutenir les membres dans le maintient de leur activité, mais surtout pour nous permettre d’être accompagnés dans une démarche de développement d’une vision stratégique pour la suite des activités de l’organisme, dans le but de répondre aux besoins réels et émergents des membres du milieu culturel rimouskois », élabore Corine Jacob.

Corine Jacob, directrice générale de la Coop Paradis (Photo courtoisie Facebook)

Un état financier précaire

Concernant l’incertitude qui plane depuis un moment sur l’avenir de la Coop, la directrice générale tient un discours nuancé.

« De là à dire que le futur de la Coop est menacé; ma réponse est toujours ambivalente, dans le sens où je ne peux pas dire non complètement, parce qu’on ne sait jamais ce que l’avenir peut nous réserver. On ne s’est pas rendu dans cette situation là sans avoir eu à composer avec certaines insécurités sur le plan du financement. Peut-être aurons-nous à se réorienter un peu afin d’aller chercher plus de financement, mais au niveau de l’essence même de la Coop et de sa pertinence dans le milieu culturel rimouskois, tous nos membres s’entendent pour dire qu’on a encore notre place. »

Un projet « sur la glace »

Corine Jacob ajoute que même si plusieurs scénarios sont possibles, les plans ne s’orientent plus vers la construction d’un nouveau bâtiment pour accueillir la Coop, un projet qui, dans sa dernière version, était évalué à 20M$.

« Ce projet-là est mis sur la glace et ne sera pas possible avant 3 à 5 ans. Pour l’instant, on se concentre à conserver notre bâtiment actuel, quitte à rénover quelques éléments. On souhaite vraiment rester à Saint-Robert. On se rend compte que le patrimoine culturel est important dans le quartier. Ça fait quand même depuis 1949 que l’édifice a une vocation culturelle », indique-t-elle.

La foule lors d’un spectacle à la Coop Paradis (photo courtoisie Coopérative de solidarité Paradis – Facebook)

« Remobilisation » du milieu culturel

Arrivée en poste cet été, Corine Jacob a tenu à souligner qu’à travers les difficultés financières, elle reste fière du travail effréné de son équipe.

« Quand je suis arrivée, ça faisait quelques mois qu’il n’y avait plus de direction. J’ai pris connaissance de la situation pour faire les prévisions et c’est à partir de là qu’on a commencé le travail de planification annuelle, où on s’est rendu compte qu’on allait avoir des décisions difficiles à faire. Malgré tout, c’est une scène super effervescente, je suis contente du travail qu’on fait. Je constate une remobilisation des membres depuis qu’on a lancé un certain cri d’alarme dans les derniers mois, alors c’est réconfortant », conclut-t-elle.

Sans préciser le montant exact, la directrice générale de la Coop Paradis assure qu’il reste encore une partie de l’enveloppe totale de 500 000$ promise par la Ville de Rimouski à l’organisme il y a une dizaine d’années.

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