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Éducation

L’organisme Je Raccroche perdra ses locaux

Pas question d’attendre l’échéance avant de chercher une solution
Le directeur de Je Raccroche, Michel Lessard (Photo journallesoir.ca- Alexandre D’Astous)

L’organisme Je Raccroche devra se trouver de nouveaux locaux puisque le Centre de formation Rimouski-Neigette (CFRN) a prévenu la direction de l’organisme qu’il devrait quitter les locaux qu’ils occupent actuellement en juin prochain.

Le directeur de Je Raccroche, Michel Lessard, dit comprendre la situation puisque le CFRN aura besoin de de ses locaux.

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« Cela fait 20 ans que nous sommes hébergés gratuitement au Centre de formation. Au fil des années, nous avons déménagé souvent, selon les besoins du centre et nos besoins. On ne s’attendait pas à être obligés de sortir, mais plutôt à devoir rebouger bientôt. On s’attendait plus à 2025 parce qu’il va y avoir des constructions pour la formation professionnelle et qu’on se doutait que ça impliquerait des mouvements dans les locaux », indique-t-il.

Au début décembre, Je Raccroche a été avisé qu’il devrait quitter ses locaux en juin prochain.

« On nous a dit qu’on devrait quitter nos locaux administratifs et notre classe. On nous a proposé un autre local, soit une classe sans fenêtre avec deux petits bureaux, mais nous sommes six employés. Ce n’est donc pas adapté parce que c’est trop petit », précise monsieur Lessard.

À la recherche d’une solution

Pour le directeur, il n’est pas question d’attendre l’échéance avant de chercher une solution.

« L’idéal, ce serait de rester au Centre parce que nos jeunes sont des étudiants du CFRN. Nous sommes toujours en discussion avec la direction de la formation générale des adultes, de laquelle nous répondons. La formation professionnelle a besoin de locaux. Nous sommes à un point de rupture dans le centre. Ce n’est pas de la faute des directions et ce n’est pas de la mauvaise volonté. »

Au CFRN, les jeunes de Je Raccroche ont accès à un conseiller en orientation et à l’orthopédagogue du centre.

Le Centre de formation Rimouski-Neigette (Photo courtoisie Centre de services scolaire des Phares)

« Ce serait plus compliqué d’être ailleurs. Ça impliquerait plus de déplacements, notamment pour les examens qui se font en salle ici. Les manuels sont vendus ici aussi. Ici, le transport en commun fonctionne bien, mais si on va ailleurs où l’autobus ne se rend pas. Ce sera plus difficile pour nos jeunes », souligne Michel Lessard.

Clientèle plus jeune

En raison de la forte demande, Je Raccroche a augmenté son groupe de 18 à 24 jeunes cette année.

« Nous avons une liste d’attente et on veut répondre le plus possible aux besoins. Nos jeunes demandent beaucoup à nos enseignants parce que dans le même groupe, nous avons des jeunes du présecondaire jusqu’au secondaire 5.  Ça demande pas mal aux enseignants », mentionne monsieur Lessard.

La clientèle de Je Raccroche est de plus en plus jeune. Michel Lessard estime que ce sont les suites de la pandémie.

« Beaucoup de jeunes qui avaient déjà des problèmes scolaires avant la pandémie ont vu leurs difficultés augmenter et le sentiment d’incompétence s’installer. Notre moyenne d’âge est passée de 21 à 18 ans. Nous aidons des jeunes de 16 à 30 ans ».

Gratuité des locaux

Michel Lessard est catégorique à l’effet que l’organisme communautaire n’existerait plus aujourd’hui sans la gratuité des locaux offerts par le CFRN depuis ses débuts.

« Il y a des années où nous n’aurions pas été capables de passer à travers. Pendant deux ans, j’étais le seul employé. Sans la gratuité, nous n’aurions pas été capables de continuer ».

Un comité sera mis en place dans les prochains jours pour analyser les diverses options.

« Si possible, on souhaite une option à long terme pour qu’on arrête de se déplacer constamment. Le centre de services scolaire et la formation des adultes regardent leurs options. Ils essaient de nous aider. On regarde quand même à l’extérieur, notamment pour nous donner une idée des coûts locatifs. Pour l’instant, c’est assez élevé et comme ce n’était pas prévu, nous n’avons pas le budget pour ça. Tout le budget va dans les salaires pour les services aux jeunes et ça ne me tente pas du tout de couper dans les ressources humaines. Si jamais on doit payer un loyer, il va falloir trouver de l’argent de plus », lance Michel Lessard.

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