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Bas-Saint-Laurent : le temps des sucres est lancé

Début de la production au début de mars

Le temps des sucres est très bien lancé au Bas-Saint-Laurent alors que les acériculteurs ont commencé à produire du sirop d’érable dès le début du mois de mars. La température est parfaite et les coulées sont abondantes, au grand plaisir des producteurs qui souhaitent se reprendre pour la pire saison de l’histoire en 2023.

Le président du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Justin Plourde, précise qu’il n’est pas rare de produire du sirop au début mars, mais ce qui est exceptionnel, c’est que ce soit le réel départ de la saison.

Métal du Golfe_VF

« D’habitude au début mars, on profite d’un redoux dans l’hiver pour récolter de l’eau quelques jours puis l’hiver se réinstalle et la saison débute vers la mi-mars. Ça fait déjà plusieurs jours que les températures sont au-dessus de zéro dans le jour. C’est pour cela qu’on peut dire que la saison est vraiment lancée », explique monsieur Plourde.

Un début de saison hâtif ne signifie pas nécessairement une fin de saison hâtive.

Le président du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Justin Plourde. (Photo courtoisie)

« C’est la météo qui fait foi de tout. Tant qu’il y aura du gel la nuit et du dégel le jour, les érables vont couler. Notre pire ennemi, c’est la chaleur. Il ne faudrait pas que le mercure grimpe à 15 degrés pendant quelques jours consécutifs. Cela signifierait l’arrivée de la sève et la fin de la saison. Tant qu’il fera entre 5 et 8 degrés, nous serons en voiture. Si c’est le cas, les érables peuvent couler jusqu’à la fin de mai », affirme Justin Plourde.

Des entailles plus basses

L’absence de neige n’est pas problématique et ne signifie pas non plus une fin de saison hâtive.

« Au contraire, les érables sont dégelés. L’eau est de grande qualité et elle le restera tant qu’il ne fera pas trop chaud. Le seul avantage d’avoir plus de neige, c’est qu’en période de grande chaleur, la neige garde le boisé un peu plus frais », poursuit l’acériculteur basé à Saint-Eusèbe, au Témiscouata.

Le Québec est le premier producteur au monde de sirop d’érable avec 71 % de la production totale. (Photo courtoisie Producteurs et productrices acéricoles du Québec)

Quelques producteurs acéricoles ont mentionné au Journal Le Soir.ca que le peu de neige au sol a permis d’entailler les arbres plus bas qu’à l’habitude, diminuant ainsi les risques de percer l’arbre trop près d’une ancienne entaille.

Dans ces cas, la récolte d’eau est amputée de 30 à 35 %. Un risque inexistant cette année.

Le Bas-Saint-Laurent compte 500 entreprises acéricoles qui génèrent des revenus de 90 M$ par année.

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