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C’est parti pour le temps des sucres

Les premières coulées ont eu lieu au cours des derniers jours
Le président des Producteurs acéricoles du Québec, Luc Goulet, entrain d’effectuer l’entaillage d’un érable. (Photo courtoisie PPAQ)

Le réchauffement des températures, cette fin de semaine, signifie le début officiel du temps des sucres au Bas-Saint-Laurent, deux semaines plus tard que l’an passé, mais dans les normes puisqu’une saison normale se déroule de mi-mars à la fin avril dans la région.

Les premières coulées ont eu lieu au cours des derniers jours.

« J’ai parlé avec plusieurs acériculteurs cette semaine qui pensaient produire leur premier sirop en fin de semaine », rapporte le responsable du renouvellement du Plan de développement de la zone agricole (PDZA) pour la MRC des Basques, Giovanny Lebel.

Rejoint au Japon où il participe à un important salon alimentaire, le vice-président de Nokomis, Vincent More, s’attendait aussi à un début de saison cette fin de semaine.

« C’est dur de prévoir quel genre de saison nous aurons. Comme nous disons toujours, on le sait à la fin. C’est très compliqué de prédire. Il y a beaucoup de neige. Ça peut être bien, mais pas nécessairement. Si ça réchauffe et que ça font bien, ce sera peut-être une bonne saison, mais ce serait surprenant qu’on atteignent les niveaux de production de l’année dernière, qui était du jamais vu. Cette année, on commence plus tard, mais ça ne veut rien dire. Nous avons déjà eu de bonnes saisons qui se sont déroulées uniquement en avril », commente-t-il.

Tarifs douaniers américains

Nokomis est un important transformateur de produits de l’érable basé à Trois-Pistoles qui exporte partout dans le monde, mais pas beaucoup aux États-Unis.

« Pour nous, les tarifs américains auront peu d’impacts parce que nous n’exportons presque pas aux États-Unis, nous n’avons qu’un client américain. Mais pour le Québec, l’impact est majeur puisque 60% du sirop d’érable produit au Québec s’en va aux États-Unis », commente Vincent More.

Le président de Nokomis, Vincent More, au Japon en compagnie de son fils. (Photo courtoisie)

« Soixante à soixante-cinq pour cent des exportations de notre sirop d’érable prend le chemin des supermarchés américains pour une valeur de plus de 400 M$. Afin d’accompagner la filière acéricole dans ce moment difficile, nous demandons une aide du MAPAQ, notamment pour soutenir le financement de la réserve stratégique mondiale de sirop d’érable et nos efforts de promotion sur les autres marchés d’exportation », a expliqué le président des Producteurs acéricoles du Québec, Luc Goulet.

« Comme ils le font depuis 35 ans, les producteurs acéricoles continueront de se battre et de se tenir debout en réclamant un plan de match au gouvernement, qui permettrait de limiter les conséquences d’une guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis sur les 8 400 entreprises acéricoles du Québec », a-t-il conclu. 

Importance du plan conjoint

Depuis l’adoption du plan conjoint par référendum en 1990, les indicateurs sont au vert pour la filière acéricole.

Jamais le Québec n’a eu autant d’entreprises acéricoles dynamiques, de volumes de sirop d’érable produits et de revenus tirés de cette activité agricole.

Auparavant considérée comme une production artisanale, l’acériculture est désormais l’une des principales activités agricoles au Québec qui enrichit les régions, protège l’environnement et fait rayonner le patrimoine québécois. 

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