Forêt magique : ça brasse au conseil de Rimouski
La Sûreté du Québec est intevenue pour expulser des citoyens
L’assemblée du conseil municipal de Rimouski a été houleuse, lundi soir, à tel point que des policiers de la Sûreté du Québec ont dû intervenir pour expulser des citoyens qui manifestaient leur opposition au projet de logements dans la forêt magique de Pointe-au-Père.
La soirée servait aussi d’assemblée publique de consultation sur la modification au zonage afin de créer une zone de conservation de 159 000 mètres carrés dans ladite forêt.
« L’assemblée publique de consultation portait sur la création de la zone de conservation et non pas sur le projet de logements. Le projet, ça fait deux ans qu’on en discute. Il y a eu des assemblées publiques de consultation, des audiences publiques et un plan concept. Le projet a été modifié selon ce que nous avons entendu. Présentement, nous sommes en rédaction d’un programme particulier d’urbanisme. La résolution ne portait pas sur ce projet-là. Nous avons été tolérants puisque les deux projets sont liés, mais un moment donné, j’ai demandé à ce qu’on revienne à l’objet de la résolution », explique le maire de Rimouski, Guy Caron.
Décorum à respecter
Le maire Caron explique ce qui a amené à l’intervention des policiers.
« On demande à ce que les gens dans la salle respectent le décorum et l’ordre afin que nous puissions procéder à l’ordre du jour. Par la suite, les citoyens peuvent poser des questions. On comprend la question de la liberté d’expression. On donne de la marge de manœuvre, mais lorsque des gens sont à l’arrière de la salle et qu’ils nous crient des noms et des insultes ou qu’ils perturbent de manière à ce qu’on ne puisse plus se concentrer, je donne des avertissements et lorsque les avertissements ne sont pas respectés, on se retire et on prend des mesures qui vont pouvoir nous permettre de faire respecter ces directives ».

Après que le conseil se soit retiré, le maire a mentionné aux gens dans la salle que des policiers de la Sûreté du Québec étaient à l’extérieur de la salle et prêts à intervenir si l’assemblée continuait d’être perturbée.
Les gens ont refusé de sortir
« Nous avons continué. Lorsque les questions sont respectueuses, on peut continuer. À partir d’un certain moment, les cris et les perturbations ont continué. J’ai donné plusieurs avertissements. On a identifié les gens qui le faisaient. Ce sont souvent les mêmes personnes. Ils ont continué à crier du fond de la salle. J’ai demandé à ce qu’elles sortent et lorsqu’ils ont refusé de sortir, la SQ est intervenue », relate monsieur Caron.
La résolution créant une aire protégée dans la forêt magique a été adoptée. C’est avec des trémolos dans la voix que le conseiller de Saint-Robert, Jocelyn Pelletier, a secondé sa collègue de Pointe-au-Père, Julie Carré, pour l’adoption de la résolution. « Je pensais appuyer quelque chose de positif, la création d’une aire de conservation ».
Monsieur Pelletier venait d’être blâmé par des citoyens pour avoir laissé entendre que des enfants qui sont intervenus avaient été instrumentalisés.