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Le CISSS doit respecter son budget clame Blanchette Vézina

Suppression de 142 postes partout au Bas-Saint-Laurent
L’Hôpital régional de Rimouski (Photo Le Soir.ca- Annie Levasseur)

L’abolition de postes annoncée récemment par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent est suivie de près par la députée de Rimouski et ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina.

Cette dernière veut s’assurer que le service offert ne soit pas affecté malgré la suppression de 142 postes.

« Quand je vois des situations comme celle-là, je demande des rencontres avec le PDG du CISSS. J’en ai d’ailleurs une dans les prochaines semaines. Nous allons garder un œil très attentif à l’équilibre budgétaire et les impacts de cet équilibre sur les services aux citoyens du Bas-Saint-Laurent. C’est primordial », exprime Maïté Blanchette Vézina.

La députée de Rimouski rappelle toutefois que les réseaux doivent respecter les sommes qui sont octroyées au budget.

« Santé Québec a épongé une partie des manques qu’il y avait dans le budget. C’est la plus grande part des disponibilités budgétaires qui est allée à la santé et aux services sociaux. C’est une hausse dans les dernières années qui est importante. C’est certain que nous avons une croissance des dépenses qui devra ralentir. Avec la pandémie, il y a eu des sommes importantes qui avaient été injectées dans le réseau. La croissance des dépenses va se resserrer », dit-elle.

142 postes abolis

L’abolition de 142 postes « principalement » administratifs a été annoncée par le CISSS du Bas-Saint-Laurent, le mois dernier.

Cette annonce a été présentée « comme une mesure d’optimisation » visant à rétablir l’équilibre budgétaire. Elle a été dénoncée par Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration du CISSS, affilié à la CSN.  

La députée-ministre de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina (Photo Le Soir.ca- Olivier Therriault

La direction du CISSS a précisé qu’une centaine de ces postes sont déjà vacants et qu’elle accompagnera les personnes touchées par ces pertes d’emploi. 

Inquiétude du syndicat

Le Syndicat a vivement dénoncé ces abolitions de postes et il craint que d’autres soient imposés prochainement.

« Au départ, il était annoncé qu’environ 140 postes allaient être coupés, mais au total, ce n’est pas ça du tout. Ce sont peut-être 140 coupés, mais beaucoup sont vacants. Dans notre accréditation syndicale, il y a sept postes où il y aura des supplantations », a indiqué le vice-président, Martin Bérubé, au Soir.ca, hier.

Le vice-président du Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Martin Bérubé (Photo courtoisie)

« Ça pourrait être pire, mais ça amène son lot de stress et d’anxiété. Ça va aussi créer une surcharge de travail pour les autres employés qui seront touchés parce que du moment qu’un poste est coupé, cela signifie que d’autres employés devront en faire plus. Ce sont des choses que l’on ne voit pas nécessairement à court terme, mais à moyen et à long terme on verra l’impact que ça aura », a-t-il ajouté.

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