Pornographie juvénile : Jean-Philippe Lepage ne veut plus de jury
Le Rimouskois face à huit chefs d’accusation
Jean-Philippe Lepage, 33 ans, de Rimouski, qui fait face à huit chefs d’accusation en lien avec de la pornographie juvénile, ne souhaite plus que son procès se tienne devant un jury, mais plutôt devant un juge seul de la Cour du Québec.
Son avocate, Me Jacinthe Maurice, a fait part de cette décision ce mercredi en fin d’avant-midi au palais de justice de Rimouski.
Elle a aussi renoncé à la tenue d’une enquête préliminaire qui devait précéder le procès.
Lundi, Me Maurice avait demandé un report à ce mercredi afin de pouvoir recevoir une offre de règlement de la part du ministère public, mais la procureure de la Couronne, Me Marie-Pier Chicoine-Côté, lui a fait savoir qu’il n’y aurait pas d’offre sans un rapport sexologique parce qu’il y a trop d’inconnus dans le dossier.
Me Maurice a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité, mercredi, en plus de demander le report au 14 avril pour fixer une date de procès.
Plus tôt dans les procédures, l’ancien avocat de l’accusé, Me Hugo Caissy, souhaitait tenir une conférence de facilitation, mais la procureure de la Couronne, Me Marie-Pier Chicoine-Côté avait refusé indiquant à la juge Annick Boivin, qu’il n’y avait aucune possibilité d’entente entre les parties.
Preuve volumineuse
La preuve du ministère public fait entre 500 et 1 000 pages, en plus de nombreux textos.
Lepage est notamment accusé d’avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile, d’avoir accédé à de la pornographie juvénile, de production de pornographie juvénile et de bris de probation.

Les enquêteurs de la Division des enquêtes sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec ont procédé à son arrestation, le 15 mai 2024.
Une perquisition a eu lieu à son domicile et du matériel a été saisi pour analyse.