Baux en forêt : des hausses déconnectées de la réalité
La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs dénonce la situation
La puissante Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), qui rassemble 125 000 membres, dénonce les hausses « irréalistes », des baux de villégiature pour 2026, qualifiées par le dg Marc Renaud, « d’une décision déconnectée de la réalité de la ministre Maïté Blanchette Vézina ».
« Une fois de plus, les utilisateurs de la forêt sont pénalisés par ces hausses jusqu’à plus de 50 % dans certains cas, lesquelles ne reflètent en rien l’évolution normale du coût de la vie », déplore Marc Renaud.
D’autant que selon lui, la CAQ s’était engagée, en 2019, à ne plus imposer d’ajustements aussi majeurs aux baux de villégiature. « À l’époque, une nouvelle tarification avait été instaurée en affirmant qu’elle permettrait de stabiliser les coûts pour les locataires ».

Rien selon Marc Renaud, qui redonne confiance au ministère des Ressources naturelles et des Forêts.
« La FédéCP s’interroge sur cette décision : s’agit-il du transfert de responsabilités vers les MRC, sans financement adéquat pour couvrir les frais de gestion ? Est-ce que le ministère prévoit réinvestir les gains équivalents à près de 4 M$ de cette augmentation globale de 20 % pour améliorer l’expérience nature des usagers ? La forêt appartient à tous. Ensemble, mobilisons-nous pour que son accès demeure équitable et abordable ».
Appui majeur
Du coup, la FédéCP donne son appui majeur au Regroupement des locataires des terres publiques (RLTP); qui représente 44 000 détenteurs de baux dans la sauvagerie québécoise. « Cet appui de la FédéCP est très important. Je souhaite le soutien de d’autres groupe », réagit le président Arthur Fortin.
Selon ce dernier, le soutien de la FédéCP arrive à point, avant le 22 aout, à temps pour que les détenteurs de baux transmettent une lettre d’opposition à leur député provincial, préparée par l’organisation d’Arthur Fortin. Ce lien est à copier et à coller sur un moteur de recherche comme Google.

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