Traverse Rimouski-Forestville : la Corporation fait son chemin
Micheline Anctil souligne l'avancée du projet
La mairesse de Forestville et présidente de la Corporation de liaison maritime Rimouski-Forestville, Micheline Anctil, est d’avis que l’achat d’équipements effectué par les Industries Rilec et son président Louis-Olivier Carré, constitue une étape importante pour le retour du service de traverse entre sa ville et Rimouski.
« Un pas important a été franchi, pour deux raisons différentes. Premièrement, c’est une preuve de l’engagement du promoteur. On voit qu’il est sérieux, puisqu’il achète des équipements. Deuxièmement, il s’agit d’un achat qui sera nécessaire pour le bon fonctionnement des opérations », mentionne madame Anctil.
L’acquisition des infrastructures portuaires existantes sur les deux rives du Saint-Laurent permettra ensuite de les adapter, en vue d’accueillir le nouveau navire.
« Il faut regarder si Louis-Olivier Carré, comme promoteur, a un type de bateau X, pour procéder à des études de navigation, pour déterminer comment navigue ce bateau. Comment entre-t-il au port de Rimouski? Comment entre-t-il au port de Forestville? De quoi avons-nous besoin, du côté de nos infrastructures, pour accueillir ce bateau ? »
Elle suppose que des travaux seront, entre autres, nécessaires à Forestville.
« Notamment pour notre pont d’accostage, parce que les installations ont été conçues pour le CNM Évolution. Si un autre bateau est utilisé, il faudra évidemment prendre le temps de bien étudier comment il naviguera. »
Pas d’échéancier pour Forestville
Bien que Louis-Olivier Carré prévoit le retour du service en mai 2026, la mairesse de Forestville préfère ne pas s’avancer sur un possible échéancier.

« Nous avons tous le même souhait : celui de ramener la traverse le plus rapidement possible, ce qui voudrait dire l’an prochain, mais je ne suis pas rendu à une étape qui me permettrait de confirmer une date. On peut dire que c’est effectivement une vision commune que nous avons, mais il y a encore des étapes à réaliser, dans un délai très court. Je ne m’avance donc pas sur un échéancier, mais je peux confirmer que nous nous engageons à travailler pour faire en sorte que ce soit réalisé le plus rapidement possible. »
Au cœur du projet
Depuis l’entrevue du 15 juillet, Micheline Anctil rapporte qu’un autre aspect important s’est précisé.
« Le gouvernement ne peut financer un promoteur, pour l’achat d’un bateau. C’est quelque chose qui a été clarifié depuis la mi-juillet. Le chemin que nous devons emprunter vers le gouvernement du Québec passe obligatoirement par la Corporation, parce que c’est la clé du projet pour Québec. Le gouvernement souhaite étudier toutes les options possibles d’aides financières et ces dernières doivent obligatoirement passer par la Corporation de liaison maritime. »

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