Homicide d’Adrien Allard en 1979 : report du dossier en février
Denis Desrosiers fait face à trois chefs d'accusation
Le dossier de Denis Desrosiers, accusé d’homicide involontaire dans une affaire vieille de plus de 46 ans survenue à Causapscal, était de retour ce vendredi 12 décembre au palais de justice d’Amqui. À la demande de l’avocate de la défense, la juge Andrée St-Pierre a accepté de reporter l’audience au 17 février.
« Un nouveau projet m’a été soumis et je n’ai pas été en mesure de rencontrer mon client, a fait savoir Me Claudie Gallant-Bergeron. Ce n’est pas de la faute de mon client. Mon horaire ne me l’a pas permis. »
La procureure de la défense a dit avoir espoir que le projet qu’elle a entre les mains fera en sorte que Denis Desrosiers pourra disposer de son dossier lors de sa prochaine comparution.
L’avocat de la poursuite, Me Simon Blanchette, a confirmé à la magistrate que des négociations étaient en cours entre les parties.
Âgé de 69 ans, Denis Desrosiers fait face à trois chefs d’accusation liés au décès d’Adrien Allard, survenu en 1979 à Causapscal.
Le Matapédien a plaidé non coupable à tous les chefs, le 4 novembre, devant le juge François Boisjoli. Il a également manifesté son souhait d’être jugé par un juge seul.
Affaire résolue grâce à l’ADN
L’histoire remonte au 10 février 1979, lorsque deux hommes masqués et armés, vêtus d’habits de motoneige bleus, se sont présentés à la ferme des frères Allard.
Une violente altercation s’est produite, au cours de laquelle Adrien Allard, alors âgé de 59 ans, a subi des blessures fatales à la tête et à l’abdomen. Pendant plus de quatre décennies, les présumés agresseurs sont demeurés introuvables.
C’est grâce à des preuves d’ADN que l’enquête a pu être rouverte et que Denis Desrosiers a été arrêté le 26 février. Selon la Sûreté du Québec (SQ), le deuxième suspect serait aujourd’hui décédé, faisant du sexagénaire la seule personne accusée dans cette affaire.
Depuis son arrestation, Desrosiers a été remis en liberté provisoire moyennant un dépôt de 2000 $ et le respect de plusieurs conditions strictes. Il lui est notamment interdit de communiquer avec certaines personnes et de posséder des armes.
Denis Desrosiers doit aussi se présenter chaque jeudi au poste de la SQ d’Amqui. L’accusé est passible d’une peine d’emprisonnement à perpétuité.

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