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Économie

Telus envoie 700 nouvelles offres de départ volontaire

Le travail serait transféré à des sous-traitants à l’international
Des offres de départ volontaire ont été envoyées à 700 employés de Telus. (Photo Le Soir.ca- Véronique Bossé)

Le début de l’année s’annonce difficile chez Telus. Depuis mercredi, près de 700 employés de l’entreprise ont été rencontrés afin de se faire annoncer de nouvelles vagues de départs volontaires. Le géant des télécommunications procède à une réduction de ses effectifs, alors que le travail serait transféré à des sous-traitants à l’international dans la majorité des cas.

Selon les syndicats, les suppressions de postes touchent notamment des employés de Rimouski, de Sainte-Marie-de-Beauce, de Québec et de Montréal.

Il s’agit du même programme de départs volontaires mis en place en 2025.

« C’est un coup dur pour les personnes touchées, mais aussi pour les économies des régions impactées où les bons emplois ne pleuvent pas », dénoncent conjointement le président du Syndicat québécois des employés de Telus, Luc Pouliot et le président du Syndicat des agents de maîtrise de TELUS, Brian Leclerc, affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

À l’échelle du pays, cette vague de départs toucherait un autre syndicat.

Les représentants syndicaux s’inquiètent par ailleurs des impacts sur la qualité des services chez TELUS. Ils soutiennent que les employés qui demeureront en poste sont déjà surchargés et que la situation risque de s’aggraver avec ces compressions.

Main-d’oeuvre étrangère

Selon le SCFP, le secteur canadien des télécommunications a perdu, au cours des 10 dernières années, des milliers d’emplois bien rémunérés, alors que les entreprises ont de plus en plus recours à une main-d’œuvre à l’étranger.

Cette tendance se maintiendrait malgré les subventions gouvernementales et les contrats publics accordés à l’industrie.

« Nos impôts ne devraient pas subventionner la fuite de ces emplois, surtout dans un contexte de protectionnisme accru aux États-Unis. On devrait plutôt soutenir le maintien du travail ici. Les gouvernements ne font rien et Telus abandonne le Québec », estiment les représentants syndicaux.

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