Plus de 5000 signatures pour l’encadrement du trappage
Pétition en ligne lancée le 18 décembre
La pétition parrainée par la députée indépendante de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, afin de demander au gouvernement un meilleur encadrement des activités de piégeage, a récolté plus de 5000 signatures en moins d’un mois.
Avec des informations d’Alexandre D’Astous
Lancée le 18 décembre dernier, ses signataires demandent au gouvernement du Québec d’adopter une réglementation provinciale imposant une distance minimale obligatoire entre les pièges et les résidences, chemins publics, sentiers et terrains privés.
La démarche exige aussi de rendre obligatoire l’affichage d’une signalisation visible dans les secteurs de trappage actifs, en plus d’identifier chaque piège par un numéro de permis et de reconnaître aux municipalités le pouvoir d’adopter des règlements encadrant le trappage et le piégeage sur leur territoire afin d’assurer la sécurité publique, en tenant compte des réalités locales.
Les initiateurs de la pétition déplorent qu’aucune distance minimale n’est actuellement exigée entre un piège létal et une résidence, un sentier, une route, un terrain privé ou tout lieu où circulent des citoyens, incluant des enfants.
« Cette absence de balises réglementaires a entraîné des incidents au Québec, notamment la capture mortelle d’animaux de compagnie. Les citoyens des zones rurales doivent pouvoir vivre dans un environnement sécuritaire, exempt de risques évitables. Les citoyens ne sont pas informés de la présence de pièges, créant ainsi un danger invisible », mentionne-t-on dans la pétition.
La pétition sera remise à l’Assemblée nationale le 18 mars prochain. Elle avait déjà recueilli près de 2400 signatures en date du jeudi 25 décembre et en a récolté plus du double depuis.
Les témoignages affluent
À la suite du lancement de la pétition, des témoignages de familles de la région, ayant perdu leur animal de compagnie dans un piège, ont été partagés sur les réseaux sociaux.
Sur son profil Facebook, Charles-Hubert Carré, raconte l’histoire de son chien.
« Il y a un peu plus d’un an, mon chien Kapi, âgé de 8 mois, est décédé après avoir été pris dans un collet à coyote installé à environ 100 mètres d’une résidence, dans un quartier habité. Cet événement démontre clairement que le piégeage et la trappe en milieu résidentiel posent un risque sérieux pour les animaux domestiques, ainsi que pour la sécurité et la tranquillité des citoyens. Il est essentiel que la réglementation municipale soit adaptée à la réalité des quartiers habités. »

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