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Redécoupage électoral : la nouvelle carte est officialisée

Pour appliquer lors des élections générales d'octobre prochain
La nouvelle proposition de carte électorale provinciale (Photo courtoisie Élections Québec)

Le découpage électoral qui s’appliquera lors des élections générales d’octobre est maintenant officialisé. Elles confirment la fusion des territoires de Gaspé et de Bonaventure, regroupés en une seule circonscription, l’intégration de la Haute-Gaspésie à Matane-Matapédia et l’ajoute d’une partie de La Mitis dans le comté de Rimouski.

Les nouvelles limites des circonscriptions ont été rendues publiques mercredi dans la Gazette officielle du Québec.

Cette nouvelle carte a été établie par la Commission de la représentation électorale (CRÉ), même si le gouvernement de François Legault a tenté, à la fin décembre, d’obtenir l’aval de la Cour suprême du Canada pour maintenir le découpage actuel en vue du prochain scrutin.

Au total, 51 des 125 circonscriptions québécoises voient leurs frontières redessinées.

En plus, la circonscription de Matane-Matapédia ne portera finalement pas le nom de Matane-Matapédia-Mitis. Elle comptera un impressionnant total de 51 municipalités.

Comme l’ouest de la MRC, comprenant les municipalités de Sainte-Luce, Saint-Donat-de-Rimouski, Saint-Gabriel-de-Rimouski et Saint-Charles-Garnier, s’ajoutera à la circonscription de Rimouski. la CRÉ a cru bon d’abonner le suffixe « Mitis ».

En décembre, la Commission de la représentation électorale a présenté un deuxième rapport afin de modifier la carte électorale à temps pour le scrutin de 2026. La Cour d’appel lui avait donné le feu vert, jugeant « inconstitutionnelle » et « inopérante » la loi adoptée à l’unanimité en 2024 pour interrompre le processus de révision.

Perdre son poids politique

Le premier rapport de la CRÉ avait suscité un tollé au parlement. Plusieurs députés, tous partis confondus, avaient dit constater, notamment, que la Gaspésie perdait peu à peu son poids politique.

Les quatre partis représentés à l’Assemblée nationale s’étaient entendus pour stopper le processus de révision de la carte électorale, en adoptant la loi 59, le temps de réfléchir à des solutions.

« Ça nous place dans une situation très précaire parce que ça va créer une dichotomie. Il va falloir rencontrer et faire la promotion de certaines idées auprès de deux députés. Ça double le travail. Ça pourrait nous placer dans une drôle de posture si un député est au pouvoir alors que l’autre ne l’est pas. Ils pourraient avoir un discours fort différent », soutenait le préfet de La Mitis et maire de Price, Bruno Paradis.

Le préfet de la MRC de La Mitis, également ambassadeur du Plan climat, Bruno Paradis. (Photo courtoisie – Agence de presse du Mistral)

Le sentiment d’appartenance que la MRC tente de créer depuis plusieurs années serait affecté. « Ça va venir miner et détruire les efforts que nous faisons depuis longtemps pour être reconnus comme un territoire à part entière », croit-il.

Réflexion en profondeur

Bruno Paradis souhaite une réflexion en profondeur du réaménagement de la carte électorale. 

« Dans les grands centres, le lien avec le député est souvent moins important, parce qu’il y a plusieurs bureaux des différents ministères à proximité. Ce n’est pas le cas en région et souvent le bureau du député est le seul lien que les citoyens ont avec l’appareil gouvernemental. Le Québec est un énorme territoire avec des populations dispersées. Avec un courage politique réel, on devrait avoir une réflexion sur comment on peut l’habiter de façon dynamique. Sinon, à long terme, d’autres vont perdre un poids politique. Je pense qu’il va falloir y réfléchir dans le prochain mandat »,

L’élu propose l’ajout de quatre députés dans la province pour conserver la représentativité. 

La Loi électorale prévoit une révision de la carte électorale après deux élections générales, puisque les mouvements de population créent des inégalités de représentation.

Cette révision est effectuée pour que le Québec soit divisé en 125 circonscriptions d’environ 51 000 électeurs qui ont, autant que possible, des caractéristiques communes.

Avec l’aide de Caroline Plante- La Presse Canadienne

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