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Urgence de Mont-Joli : besoin de médecins dépanneurs

Les élus ont rencontré le PDG du CISSS Bas-Saint-Laurent, le Dr Jean-Christophe Carvalho
L’urgence mineure de La Mitis (Photo courtoisie)

Pascal Bérubé estime la solution pour éviter les diminutions de services récemment annoncées à l’urgence de Mont-Joli repose sur le recours à des médecins dépanneurs.

Le député de Matane-Matapédia rencontré le PDG du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, le Dr Jean-Christophe Carvalho, ce lundi, avec le préfet de La Mitis, Bruno Paradis et le maire de Mont-Joli, Martin Soucy.

« Nous avons besoin de l’autorisation pour obtenir des médecins dépanneurs et nous comptons sur le soutien de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger », affirme monsieur Bérubé.

Le CISSS a annoncé, le 7 janvier dernier, une diminution des heures d’ouverture de l’urgence mineure du Centre hospitalier de La Mitis, les samedis et les dimanches, pour une période indéterminée. À compter de ce samedi 17 janvier, l’urgence fermera ses portes à 16 h au lieu de 20 h, et ce uniquement les samedis et dimanches.

Un enjeu au niveau des effectifs médicaux explique cette modification des heures d’ouverture. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent invite la population à recourir à l’urgence de l’Hôpital régional de Rimouski en dehors des heures d’ouverture, comme c’est déjà le cas, ou alors à faire appel à une ambulance, si la situation l’exige.

Pas une question de budget

« On comprend que ce n’est pas une question de budget, mais vraiment une question d’effectifs, puisque cinq médecins sont présentement indisponibles, en arrêt de travail pour quelconque raison. Les personnes concernées ont l’intention de revenir et elles n’ont pas l’intention de quitter la région, elles exercent simplement leur droit d’avoir ces congés », soulève monsieur Soucy, en ajoutant que de faire appel à des médecins dépanneurs est la seule solution envisagée pour un retour rapide aux heures d’ouverture habituelles.

Le Centre hospitalier de La Mitis (Photo Le Soir.ca- Normand Gagnon)

À ce sujet, cette demande a été émise par le Dr Carvalho, mais celle-ci a été refusée par Québec. Dans ce contexte, le maire de Mont-Joli assure que les trois élus feront des pressions politiques auprès de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger.

« Nous n’avons pas senti de volonté, à moyen ou à long terme de réduire les heures à Mont-Joli. C’est ce dont nous voulions nous assurer. Nous avons demandé un retour à l’horaire habituel, le plus rapidement possible. On s’est fait confirmer qu’après Rimouski, Rivière-du-Loup et Matane, l’urgence de La Mitis est l’une des urgences les plus fréquentées, alors je pense que le volume et la population du territoire nécessitent un service à la hauteur de ce qu’on avait. Je ne crois pas que l’on puisse aller en deçà de ce que nous avions et je pense que monsieur Carvalho le reconnaissait », indique monsieur Paradis.

S’il estime que les explications du CISSS Bas-Saint-Laurent étaient satisfaisantes, Bruno Paradis compte rester aux aguets.

« On sait qu’il peut survenir des situations dans lesquelles nous n’avons aucun pouvoir. Je pense que c’est ce qui est arrivé à Mont-Joli. On est donc compréhensif, mais on reste sur nos gardes, même si les explications ont été satisfaisantes, parce qu’on est habitué de toujours avoir à se battre pour conserver nos services. On devra donc quand même faire quelques interventions, tout en demeurant vigilant pour la suite des choses. »

Avec la collaboration de Véronique Bossé

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