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L’incertitude plane sur l’Institut Maurice-Lamontagne

Réaménagement de postes à Pêches et Océans Canada
L’incertitude plane sur l’Institut Maurice-Lamontagne. (Photo : Johanne Fournier)

L’inquiétude est à son comble à l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Mont-Joli, alors que Pêches et Océans Canada amorce un processus de réaménagement des effectifs. Cette démarche s’inscrit dans les efforts du gouvernement fédéral pour réduire la taille de la fonction publique.

Des milliers de fonctionnaires fédéraux à travers le Canada ont reçu des avis indiquant que leur poste pourrait être supprimé.

Selon l’Alliance de la fonction publique du Canada, 1775 de ses membres ont reçu de tels avis. L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada rapporte 1849 avis envoyés à ses membres, dénonçant une situation où les fonctionnaires sont contraints de se livrer à une lutte pour conserver leur emploi. L’Association canadienne des employés professionnels affirme que près de 3000 de ses membres ont reçu des avis depuis le budget fédéral de novembre.

Un processus qui s’amorce

Pêches et Océans a confirmé par courriel que le ministère entrait officiellement dans le processus de réaménagement des effectifs. « Un courriel a été envoyé le 19 janvier, explique le représentant syndical de l’IML, Benoît Thibault. Puis, on a eu une rencontre pour la région du Québec. »

Les employés touchés ont été convoqués rapidement. « Le directeur général régional a informé que les employés qui étaient touchés par ce processus allaient être convoqués à une rencontre », précise monsieur Thibault, qui est le vice-président du Syndicat des travailleurs de la santé et de l’environnement pour la région du Québec.

Options pour les employés touchés

Le processus de réaménagement ne signifie pas automatiquement des mises à pied immédiates. Plusieurs options s’offrent aux employés touchés, notamment la retraite anticipée pour ceux qui répondent aux critères, les transferts de postes ou même un programme de recyclage professionnel avec soutien financier.

Le représentant syndical de l’IML, Benoît Thibault. (Photo courtoisie)

« Donc, ça ne veut pas dire qu’une personne qui reçoit une lettre va perdre son poste automatiquement d’ici six mois ou un an », nuance le syndicaliste.

Climat difficile

L’atmosphère à l’IML est tendue. « Ça fait déjà quelques semaines que le climat n’est pas facile pour personne », confie Benoît Thibault. L’incertitude affecte non seulement les employés qui ont reçu une lettre, mais également leurs collègues qui s’inquiètent pour l’avenir de leur équipe de travail.

Le ministère a mis en place des services d’aide psychologique et de soutien moral pour tous les employés. Des psychologues sont disponibles sur place et en ligne, tant dans les bureaux de Québec que de Mont-Joli.

Pour l’instant, le nombre exact de postes qui seront supprimés à l’IML demeure inconnu. L’Institut compte de 450 à 500 employés. Selon le représentant syndical, le processus de réaménagement devrait s’étaler sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant que la situation ne soit complètement clarifiée.

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